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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Picture Source: Institut Pasteur

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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Sensibiliser les communautés aux zoonoses

    Picture Source: OIE

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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Prélèvements d'échantillons chez chauves-souris

    Picture Source: H de Nys-IRD

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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Prélèvements d'échantillons chez chauves-souris

    Picture Source: H de Nys-IRD

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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Pays participants et partenaires du EBO-SURSY

    Picture Source: OIE

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    Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

    Cycle de transmission de la MVE

    Picture Source: CIRAD

 
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Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola - Le projet EBO-SURSY

ebola

Source: Institut Pasteur

 

Ce projet vise à favoriser l’amélioration des systèmes de détection précoces chez les animaux sauvages d'Afrique occidentale et centrale, en utilisant une approche « Une seule santé » pour prévenir la maladie à virus Ebola (MVE) et des foyers de maladies zoonotiques émergentes.

Déterminer et bien connaître les animaux sauvages réservoirs du virus Ebola nécessite des systèmes de surveillance sanitaire des animaux, des humains et des écosystèmes. La mise en commun des informations issues de ces multiples systèmes plaide en faveur d’une approche « Une seule santé ». L’amélioration des protocoles de surveillance et une plus grande vigilance de la communauté sont essentielles pour réduire le risque de transmission du virus des animaux aux humains, prévenir et contrôler efficacement les foyers MVE et d'autres maladies zoonotiques

 

FINALITÉ

Le projet a pour vision de mieux comprendre (si ce n'est définir) le cycle naturel du virus Ebola (VEBO) et, dans le même temps, de développer des capacités et renforcer des systèmes de surveillance de la faune sauvage au niveau local. Le but principal : améliorer les systèmes nationaux et régionaux de détection précoce de la maladie en direction des animaux sauvages en Afrique occidentale et centrale en utilisant une approche « Une seule santé », et ceci dans l'optique d'aider les pays à mieux détecter, distinguer et prévenir les foyers MVE, et d'autres foyers causés par des pathogènes zoonotiques (re-)émergents. Créer des systèmes de surveillance des maladies fondés sur la vigilance durable de la communauté est un élément majeur du projet

 

ORIGINE DU PROJET

L'Union européenne (UE) et l'OIE ont signé un accord en décembre 2016, dont l’issue est un projet quinquennal intitulé, « EBO-SURSY » (« Ebola surveillance systems »). Ce projet, financé par l'UE à hauteur de 8 millions d'euros, a été lancé le 15 janvier 2017. Objectifs du projet EBO-SURSY poursuit les trois objectifs suivants :

• Développer les capacités institutionnelles et celles de type « Une seule santé » par l'enseignement et la formation

• Contribuer à sensibiliser davantage les communautés aux maladies zoonotiques

• Améliorer les protocoles de surveillance des maladies zoonotiques par des enquêtes de terrain et des tests de dépistages plus efficaces

 

Pays prioritaires et Partenaires du projet

Dix pays prioritaires participent à EBO-SURSY.

 

Pays prioritaires et partenaires du projet EBO-SURSY

 

À la suite d'une conférence commune organisée par la CEDEAO, la FAO, l'OIE, l'OOAS et l'OMS en novembre 2016, certains pays prioritaires se sont lancés dans un processus officiel de création de plateformes « Une seule santé » de niveau régional et national. Les pays affectés par la MVE et d'autres zoonoses (dont des maladies tropicales négligées ou des maladies évitables par vaccination) améliorent continuellement leurs systèmes de surveillance des santés humaine et animale. À leur demande, ces pays participent au Processus PVS de l'OIE, prouvant ainsi leur engagement à long terme dans la construction de systèmes de santé intégrés.

Les partenaires du projet EBO-SURSY sont l'OIE, en tant que chef de projet, et trois organismes de recherche, le CIRAD, l'IRD, et l'Institut Pasteur . Les porteurs du projet disposent de réseaux scientifiques et transdisciplinaires au niveau local, régional et mondial et ont des liens anciens et bien établis avec les acteurs locaux dans les pays destinataires. Ensemble, ils apportent des décennies d'expérience dans la prévention et le contrôle des zoonoses, à travers le renforcement des services vétérinaires et des savoir-faire en recherche biomédicale, santé publique et santé animale, dans le domaine spécifique des maladies infectieuses.

 

L’OIE : L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) place les maladies infectieuses au cœur de son mandat. L'Organisation soutient les Services vétérinaires de ses 181 Pays Membres dans leur préparation pour prévenir et contrôler la propagation de maladies liées aux animaux. Les Représentations régionales et sous-régionales de l'OIE, réparties sur les cinq continents, fournissent des services adaptés aux particularités régionales des États Membres. Tous les pays participant au projet sont membres de l'OIE.

 

EBO-SURSY s’aligne sur la vision de l’OIE du concept « Une seule santé », soit une approche collaborative globale dirigée vers la compréhension et la gestion des risques à l'interface des santés humaine et animale (en y incluant la faune sauvage), et de la santé des écosystèmes. Grâce à ce projet financé par l'UE, l'OIE fournit aux pays des expertises externes permettant de mettre en œuvre une surveillance épidémiologique et les encourage à participer aux ateliers d'évaluation et de formation destinés à institutionnaliser les méthodes "Une seule santé" au niveau national.

 

Le CIRAD: Le CIRAD est l'organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale qui œuvre pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. C'est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la double tutelle du ministère français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère français des Affaires étrangères. Le CIRAD est une institution porteuse de projets de recherche ciblés et un Laboratoire de référence OIE renommé.

 

Le CIRAD travaille main dans la main avec les communautés locales et leur environnement sur des questions complexes et en perpétuelle évolution, dont la sécurité alimentaire, l'intensification écologique, les maladies émergentes et l'avenir de l'agriculture dans les pays en développement. Le CIRAD a des projets en cours dans la plupart des pays destinataires et, en coopération avec des partenaires locaux, apporte son soutien dans des domaines tels que la génétique des populations, l'identification des espèces réservoirs, les études de terrain et de laboratoire et la formation des communautés aux zoonoses.

 

Prélèvements d'échantillons chez les chauves-souris

facts on evd

Source : H de Nys-IRD

 

L'Institut Pasteur : L'Institut Pasteur est une fondation privée à but non lucratif. Sa mission est de contribuer à la prévention et au traitement des maladies, en priorité infectieuses, par la recherche, l'enseignement et des actions de santé publique. Depuis 120 ans, il met son expérience au service du développement des capacités locales, par le biais d’enseignements théoriques et pratiques, de pratiques efficaces de laboratoire et de travaux de terrain. L'Institut Pasteur s'appuie également sur un réseau international de 33 instituts situés dans 26 pays, le Réseau international des Instituts Pasteur.

 

L'Institut Pasteur a été le premier à diagnostiquer l'épidémie MVE qui a frappé l'Afrique de l’Ouest de 2013 à 2016. Dans le cadre du projet actuel, les équipes de l'Institut Pasteur et ses partenaires en Afrique occidentale et centrale (Dakar, Abidjan, Yaoundé, Conakry), travailleront de concert et collaboreront afin de prélever de nouveaux échantillons auprès des humains et des animaux domestiques et sauvages. De plus, l'expérience de l'Institut Pasteur sera mise à profit afin d'améliorer la gestion des ressources humaines affectées à la surveillance et aux centres de recherche en Afrique occidentale et centrale, en coordination avec d'autres initiatives comme la Coalition panafricaine pour le renforcement de la formation et de la recherche en santé publique (PACT).

 

L'IRD : L'Institut de Recherche pour le Développement et ses partenaires locaux, sont intervenus lors de foyers MVE au Gabon, au Congo, en République démocratique du Congo et en Guinée. Ils ont donc accumulé une grande expérience dans ce domaine et joué un rôle majeur dans la formation des chercheurs du continent africain. Ils ont également été parmi les premiers à mener des études sur le rôle de la faune sauvage dans les foyers MVE humains.

 

L'IRD et ses partenaires en Afrique occidentale et centrale ont poursuivi leurs recherches et ont mis au point des tests sérologiques et moléculaires applicables au dépistage d'importants ensembles d'échantillons. Ils ont aussi commencé à prélever des échantillons auprès d’animaux sauvages, tels que des chauves-souris et de la viande de brousse, dans le but de dépister à terme l'infection par la MVE dans plus de 20 000 prélèvements. Ces échantillons sont réalisés dans le cadre du projet EBO-SURSY. D'autres échantillonnages, des études de terrain et de laboratoire font l'objet d'une coordination. Le diagnostic moléculaire et sérologique est en cours, tout comme la taxonomie des mammifères (rongeurs et chauves-souris).

 

Prélèvements d'échantillons chez les chauves-souris

facts on evd

Source: H de Nys-IRD

 

Les partenaires du projet EBO-SURSY travaillent en synergie et collaborent avec des tiers, telles que le Bureau interafricain des ressources animales de l'Union africaine (AU-IBAR) , les Centres de contrôle et de prévention des maladies des Etats-Unis (CDC), la FAO, l'OMS et la Banque mondiale; afin de développer des capacités « Une seule santé » tout en renforçant les systèmes de surveillance de la MVE ainsi que d'autres pathogènes zoonotiques dans les pays destinataires

 

 

ACTIONS DU PROJET

 

Fondé sur les normes internationales de l'OIE, le Processus Performance des Services vétérinaires (PVS) de l'OIE façonnera les actions menées dans les pays destinataires. Tout est fait pour assurer une évolution en synergie dans la mise en œuvre des actions de terrain permettant d'atteindre les objectifs du projet. Les mécanismes existants de l'approche « Une seule santé » sont utilisés pour favoriser des collaborations constructives avec des partenaires locaux et d'autres acteurs dans chaque pays destinataire.

 

Les partenaires du projet s'efforcent de garantir que les échantillons soient prélevés sur les animaux dans le respect des normes éthiques nationales. Ils utilisent des méthodes non invasives à l’égard des humains comme des animaux. Une base de métadonnées est en cours de constitution et contiendra des informations précises relatives aux échantillons prélevés sur les humains et les animaux au fur et à mesure de l'avancée du projet. Celle-ci va alimenter l'élaboration de protocoles de surveillance MVE et d'autres maladies zoonotiques dans les pays destinataires.

 

Des sessions de formation à la collecte d’échantillons, au diagnostic biologique, à l'épidémiologie, l'évaluation, la surveillance et la communication des risques sont actuellement menées et documentées d’après l’approche « Une seule santé ». Les partenaires du projet vont organiser des séminaires pédagogiques sur les maladies zoonotiques pour les établissements scolaires, les marchés locaux, les guérisseurs traditionnels, les groupes religieux et les personnels de santé humaine et de santé animale du secteur public.

 

Objectifs et actions d'EBO-SURSY

 

Project strcuture

Source: OIE

 

La communication entre les institutions et avec les communautés est au cœur de ce projet. Celle-ci doit être précise, constante et opportune. Les réussites et écueils rencontrés lors des collaborations entre les secteurs de santé animale, humaine et des écosystèmes ainsi qu’entre les gouvernements nationaux et les organisations porteuses du projet font l'objet d'un partage d'informations afin d'améliorer les actions pédagogiques et de surveillance des maladies zoonotiques.

 

Communiquer sur les zoonoses au niveau de la communauté vise à sensibiliser davantage au risque de transmission animal-humain de la maladie et à réduire les perceptions erronées à propos de ses dangers potentiels.

 

Des outils et des méthodologies de communication déjà existants sont utilisés dans le cadre des actions de formation et de sensibilisation. Des supports de communication supplémentaires sont élaborés afin faciliter la mise en œuvre du projet, ainsi que la dissémination des informations scientifiques concernant les études de terrain au sein des communautés locales

 

Sensibiliser les communautés aux zoonoses

Zoonoses in Communities

Source: OIE

 

PERENNITÉ

Le projet EBO-SURSY adopte le concept « Une seule santé » pour la prévention et le contrôle des maladies; celui-ci représente l'unique approche durable. Ce projet a pour ambition de bâtir sur les réussites passées afin que les pays soient mieux préparés au suivi et au contrôle des foyers de maladie lorsqu’il arrivera à son terme. Le projet entier est conçu dans une optique pérenne, en particulier, à travers le partage des résultats, l'implication des populations concernées et l'enseignement, afin que les personnes formées soient capables de poursuivre les actions engagées au-delà de la fin du projet. Des besoins supplémentaires de renforcement des capacités doivent être identifiés au cours du projet

 

Généralités sur la maladie à virus Ebola (MVE)

Généralités sur la maladie à virus Ebola (MVE) La MVE est une maladie zoonotique re-émergente qui peut se transmettre de l'animal à l'humain. Au moins 75 % des maladies infectieuses émergentes proviennent des animaux.

 

La MVE chez les animaux
La MVE affecte les humains et les primates non-humains tels que les chimpanzés ou les gorilles. Deux espèces de grands singes africains sur quatre sont en danger critique d'extinction. Le virus peut aussi infecter d'autres animaux sauvages, des singes, des antilopes et des roussettes (espèce de chauves-souris). Le porc est le seul animal d’élevage dont on sait qu’il est susceptible d'attraper le virus Ebola.

 

Transmission de la MVE
La roussette héberge le virus Ebola sans présenter les signes cliniques de l'infection. C'est pourquoi l’on considère que certaines espèces sont des hôtes naturels de la maladie. Des animaux tels que les grands singes, les singes, les antilopes, qui entrent en contact avec ces chauves-souris peuvent être infectés. Les foyers de MVE chez les humains ont été associés à des contacts avec des grands singes ou d'autres animaux sentinelles, ainsi qu'à la consommation de viande de brousse. On ne sait pas précisément quel(s) est (sont) le(s) réservoir(s) de la maladie. Il est donc impossible de déterminer précisément les conditions de la transmission du virus animal-humain et sa dynamique de propagation. Une telle connaissance permettrait la détection et le contrôle précoce des foyers futurs.

 

Cycle de transmission de la MVE

virus cycle

Source: CIRAD
Foyers de MVE
Plus de 35 foyers de MVE ont été signalés à ce jour depuis le premier foyer déclaré en République Démocratique du Congo en 1976. L'épidémie de MVE qui a eu lieu en Afrique occidentale de 2013 à 2016 est le foyer le plus important depuis la découverte du virus. De nombreux pays ont été touchés, ce qui a causé des pertes humaines et économiques dramatiques. Le taux de mortalité de la maladie chez les humains est d'environ 50 %. Cela concerne également les primates non-humains. Les chiffres montrent qu'en 2002-2003, la souche « Zaïre » du virus a causé la mort de 5 000 gorilles.

 

 

EU flag

Le projet EBO-SURSY
est financé par
l'Union Européenne.


 

 

PARTENAIRES DU PROJET

• CIRAD

• Institut Pasteur

• IRD

• OIE

 

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CONTACTS OIE

Sophie Muset (Paris)
Brice Lafia (Bamako)

Demande presse:
Catherine Bertrand-Ferrandis
(Paris)

 

 

 

 
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