Septembre 2018 La deuxième Conférence Mondiale de la FAO et de l'OIE sur la peste des petits ruminants déclenche la mise en œuvre du premier plan d'action quinquennal en vue de l'éradication d’ici 2030.  
     
 
 
 
 
   
 

Bruxelles, 7 septembre 2018. À la suite de la Conférence Mondiale PPR inaugurale qui s’était tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en 2015, la FAO et l'OIE ont organisé conjointement la deuxième Conférence Mondiale sur l'Eradication de la Peste des petits ruminants (PPR) afin d’arriver à un consensus technique et financier pour mettre en œuvre le premier Plan d'action quinquennal en vue de l'éradication de cette maladie chez les chèvres et les moutons (2017-2021), l'objectif étant toujours de se débarrasser de ce fleau d'ici 2030, soit dans 12 ans.

Quelque 200 professionnels, représentants de la société civile et représentants de haut niveau (ministériels) du monde entier ont assisté à la conférence de deux jours, principalement des plus de 70 pays touchés par la maladie, parmi lesquels des pays récemment affectés (Bulgarie) et des représentants des autorités vétérinaires de 23 pays africains où la maladie est présent, soit est menaçante:

1. Burkina Faso 13. Kenya
2. Cameroun 14. Mali
3. Centrafricaine (République) 15. Mauritanie
4. Congo (République Démocratique) 16. Niger
5. Congo (République) 17. Ouganda
6. Côte d’Ivoire 18. Sénégal
7. Djibouti 19. Somalie
8. Egypte 20. Soudan
9. Ethiopie 21. Togo
10. Érythrée 22. Tchad
11. Guinée 23. Zambie
12. Guinée Bissau  

Des membres du monde universitaire, des chercheurs, des politiciens, des représentants de l'industrie pharmaceutique, de l'industrie de la laine, d’associations agricoles régionales et nationales, des bailleurs de fonds, ainsi que des organisations et agences techniques internationales et régionales, ont participé au Forum des Parties Prenantes, le 6 septembre, et à la Conférence Mondiale Ministérielle le 7 septembre 2018. Les représentants des organisations publiques nationales et régionales incluaient (sans toutefois s'y limiter): le Bureau Interafricain des Ressources Animales (IBAR) et le Centre Panafricain des Vaccins Vétérinaires (PANVAC) de la Commission de l'Union Africaine, le Secrétariat du Groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), l'Organisation Arabe pour le Développement Agricole (AOAD) de la Ligue arabe, le Comité permanent Inter-États pour la Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)  en Afrique de l'Ouest , la Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA) en Afrique Centrale, l’Autorité Inter-Gouvernementale pour le Développement (IGAD)  en Afrique de l’Est, l’Alliance Internationale de Normalisation Biologique (IABS), le Centre International des Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM), l’Institut International de Recherche sur l’Elevage (ILRI)  et des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l'OIE. La conférence a été abritée et financée par la Commission Européenne à Bruxelles (DEVCO et SANTE ), avec un soutien financier supplémentaire fourni par l'Union africaine (UA). De nombreux acteurs non gouvernementaux ont également assisté à la conférence, tels que: Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (A) VSF (International, Suisse, Allemagne, Belgique, France), Anthra (Inde), l'Association pour la Promotion de l'Elevage au Sahel et en Savane (APESS), le Centre pour le Développement Durable (CENESTA, Iran), la Coalition des Organisations de la Société Civile Pastoraliste (COPACSO), le Directoire National des Femmes en Elevage (DINFEL), le Programme Elevage du Comité Néerlandais pour l'Afghanistan (DCA), la Fédération des Groupements interprofessionnels du Bétail et de la Viande du Mali (FEBEVIM), la Fédération Nationale des Eleveurs du Niger (FNEN), Heifer International (USA), l'Association Internationale de la Chèvre (IGA), la Northeast Africa Livestock Council (NEALCO), le Forum des Pastoralistes Ethiopiens (PFE), les Femmes Pastoralistes pour la Santé et l’Education (Kenya), la Wildlife Conservation Society (WCS), l’Alliance Mondiale des Populations Autochtones Nomades (WAMIP)  et l’Initiative Yolda  (Turquie) pour n'en citer que quelques-unes.


La Conférence a souligné que le contrôle et l'éradication de la PPR commencent par l'engagement et l'investissement au niveau national. Toutefois, les partenaires au développement et bailleurs de fonds doivent également apporter leur soutien pour renforcer les capacités des institutions nationales, sous-régionales et régionales, et mettre en place une approche coordonnée, durable et harmonisée, nécessaire à l’éradication de la maladie. À cet égard, la conférence visait à mobiliser la communauté internationale pour combler un déficit de 340 millions USD sur presque 1 milliard USD nécessaires pour le premier plan d'action quinquennal, un montant élevé, mais néanmoins modeste en comparaison avec le bénéfice annuel attendu de 2 milliards USD à partir de l’éradication en 2030.


Outre les avantages financiers directs de l'éradication de la PPR, la Conférence a également noté que la lutte contre, et l'éradication de la PPR représentent également une lutte contre la pauvreté rurale, aide à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et renforce la résilience et les économies nationales.
Plusieurs bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux ont participé à la conférence et ont mis en perspective des appuis financiers, à ce stade non spécifiques, pour soutenir le Programme Mondial d'Eradication (GEP) et combler le déficit aux niveaux national, régional et international (Banque Mondiale, Fondation Bill et Melinda Gates, Commission Européenne (DEVCO),  France, Allemagne, etc.).


Le Secrétariat conjoint FAO-OIE pour la PPR est désormais chargé de faire avancer la coordination en matière d'éradication et de maintenir le cap pour que le programme puisse atteindre ses objectifs d’ici 2030, comme cela a déjà été fait pour la peste bovine, en 2011. L’objectif de 2030 n’est pas tout à fait par coïncidence l’année cible pour atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD) [  ] des Nations Unies auxquels l'éradication de la PPR pourrait contribuer énormément, en particulier pour la position et la santé des femmes.


L’OIE et la FAO sont particulièrement reconnaissantes de l’appui financier offert par la Commission Européenne, qui a abrité cette Conférence dans la capitale Belge, ainsi que la Commission de l’Union Africaine, à travers le Bureau Interafricain des Ressources Animales (BIRA)

Téléchargez la Déclaration Ministérielle de la Conférence

Téléchargez l’allocution d’ouverture de la Directrice générale de l’OIE, la Dre Monique Eloit

Téléchargez la Stratégie Mondiale de Lutte et d’Eradication [version entière, en Anglais]

Téléchargez la Stratégie Mondiale de Lutte et d’Eradication [version abréviée, sans annexes]

Téléchargez le premier Plan d’Action Quinquennal / Programme Mondial d’Eradication (2017 – 2021) “Contributing to food security, poverty alleviation and resilience” [Anglais]

Téléchargez le document de plaidoyer : PPR key messages, partnering and investing for a PPR – free world [Anglais]

Téléchargez le document de plaidoyer : PPR at a glance, partnering and investing for a PPR – free world [Anglais]

Visitez le Portail PPR de l’OIE

Visitez le Portail PPR de la FAO

Téléchargez les photos de la Conférence sur FLICKR OIE

Lisez le Communiqué officiel OIE – FAO de la Conférence

 

Toutes les photos © P. Bastiaensen (oie) 2018, sauf mention contraire.

 
 
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