Encourager la solidarité internationale dans le contrôle des maladies animales
L'OIE fournit un support technique aux pays membres demandant une aide concernant les opérations de contrôle et d'éradication des maladies animales, y compris des maladies transmissibles à l'homme. L'OIE offre notamment son expertise aux pays les plus pauvres pour les aider à contrôler les maladies animales qui causent des pertes de bétail, présentent un risque de santé publique et menacent d'autres pays membres.
L'OIE est en contact permanent avec les organismes financiers internationaux, régionaux et nationaux afin de les convaincre d'investir plus et mieux dans le contrôle des maladies d'animales et des zoonoses
Centres Régionaux de Santé Animale (CRSA) en Afrique
L'établissement des Centres Régionaux de Santé Animale (CRSA) est un phénomène assez original. Trois événements majeurs ont conduit à la création du premier Centre Régional de Santé Animale à Bamako (en 2006) :
(a) L'apparition en 2003 de la pandémie notifiable de l'Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) de la souche H5N1 en Asie du sud-est.
(b) L'établissement en 2004 du cadre global pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontalières (TAD).
(c) L'introduction en 2006 de l'influenza aviaire hautement pathogène en Afrique.
Le cadre global pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontalières (GF-TADs) est une initiative commune FAO/OIE, qui combine les forces des deux organismes pour atteindre des objectifs communs convenus. Le GF-TADs est fondamentalement un mécanisme de facilitation qui essaie de créer des alliances régionales dans le combat contre les maladies animales transfrontalières, de fournir le renforcement des capacités et d'aider à établir des programmes pour le contrôle spécifique de certaines maladies animales transfrontalières basé sur des priorités régionales. L'objectif global du GF-TADs est de limiter les ravages des maladies animales sur les vies des populations humaines dépendant du bétail à travers le monde et de favoriser des échanges commerciaux sûrs et sains en renforçant les possibilités locales et nationales.
En termes opérationnels l'accord du GF-TAD vise à augmenter la collaboration et la coopération avec les organismes spécialisés régionaux en santé animale par des appuis directs personnalisés aux pays membres en assurant des stratégies coordonnées et des programmes de contrôle des maladies transfrontalières, à soutenir des laboratoires et des instituts de référence régionale, à accueillir et faciliter des réunions, des ateliers, un renforcement des capacités en technologies et compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des démarches préventives de ces maladies. Il est admis que certaines des structures régionales existantes sont notablement faibles et exigent une revitalisation ou un renforcement. Afin de réaliser ceci, le GF-TAD vise à établir des unités de support régionales, disposant d'un panel d'épidémiologistes (et de personnel de soutien) et financées à l'origine par le GF-TADs, intégrés dans des structures régionales appropriées.
Tandis que le GF-TAD était toujours en cours de lancement et que les unités de support régionales se dessinaient, l'IAHP a frappé le continent africain en janvier 2006, en commençant par atteindre le Nigéria. Une collaboration improvisée entre les partenaires régionaux et les organismes internationaux, représentés au niveau régional, a été initiée afin d'aider le plus vite possible le pays affecté. Comme d'autres pays furent également affectés (le Niger, le Burkina Faso,…) il est apparu clairement qu'il y avait un besoin urgent de conseils au niveau national sur les questions techniques, d'organisation et financières, aussi bien pour les pays infectés que pour les pays en danger en Afrique occidentale et centrale. L'expertise technique de la FAO et de l'OIE, alors déjà disponible en Afrique de l'ouest, a été mise en commun, ainsi que celle de l'AU-IBAR et a aboutit à l'établissement du premier Centre Régional de Santé Animale, basé à Bamako, Mali en avril 2006. Ainsi, c'est devenu la première unité de support régionale, comme défini dans l'accord du GF-TAD.
Les Centres Régionaux de Santé Animale ne doivent pas être considérés comme des institutions. Ils constituent un mécanisme de coordination, par lequel chaque organisation partenaire maintien ses activités principales et son indépendance financière. Cependant, ils peuvent soumettre des propositions communes pour mettre en place ou soutenir des activités dans le secteur de la santé animale qui a une dimension régionale (en premier lieu en ce qui concerne les maladies transfrontalières).
Les Centres Régionaux de Santé Animale sont considérés comme "prestataires de service" auprès des communautés économiques régionales (REC), comme par exemple la CEDEAO, la CEMAC, ou la SADC. Ils peuvent fournir des conseils stratégiques et des soutiens additionnels (techniques, logistiques et financiers), soit directement ou par le biais des pays membres ou du pays d'accueil.
Le fonds mondial OIE de santé
et bien être animal
Petit elevage de porcs à São Tomé (c) P. Bastiaensen (2002)
Le Fonds mondial de la santé et du bien être animal,
qui a été établi par l'OIE en 2004, se consacre auxévaluations des performances des services vétérinaires
(outil PVS de l'OIE) dans plus de cent pays, utilisant des
experts qualifiés et certifiés par l'OIE. Le fonds est
actuellement soutenu par l'Australie, la Banque Mondiale,
le Canada, la Commission européenne, les Etats-Unis
(Ministère de l'Agriculture des USA), la France, le Japon,
le Royaume-Uni et la Suisse. Le fonds fourni également
une formation permanente pour les fonctionnaires
nationaux en charge de moderniser les Services
Vétérinaires et maintenir des relations avec l'OIE
et pour les représentants appropriés du secteur privé En savoir plus sur le PVS ici
Le (moyen) orient rencontre l'occident (Caire) Egypte
(c) Nicolas Denormandie (2008)
Programmes mondiaux
et régionaux de développement approuvés par l'OIE (sélection)