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Organisation Mondiale
de la Santé Animale
Editeur Responsable:
Abdoulaye Bouna Niang

 

 

Rapport annuel de la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique

Bamako - Mali

2006

0. INTRODUCTION

Les activités de la Représentation Régionale Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) couvrent 52 Pays africains, tous membres de la Commission Régionale de l’OIE pour l’Afrique, dont 32 pays sont également bénéficiaires du programme PACE.

Depuis sa création, en octobre 2000 jusqu’au 30 septembre 2006, la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique, a bénéficié pour ses activités, des ressources financières allouées par l’Union Européenne dans le cadre du programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE).

Un budget de 80 000 euros a été attribué à la Représentation Régionale Afrique de l’OIE pour poursuivre ses activités du 1 er janvier au 30 septembre 2006.

A la suite de l’adoption du 4 ème Plan stratégique (2006-2010) et du programme de travail du Directeur général de l’OIE, le fonctionnement de la Représentation régionale est désormais inclus dans le budget ordinaire de l’OIE. La bonne exécution du budget de la Représentation régionale est liée au recouvrement des contributions des pays membres de la Région Afrique, dont la plupart des pays sont en 6 ème catégorie. Aussi, sera-t-il nécessaire de rechercher des financements additionnels auprès des bailleurs de fonds et partenaires au développement.

Objectif spécifique des Activités de la Représentation Régionale OIE-Afrique

Afin d’améliorer les politiques de protection de la santé animale des troupeaux africains, la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique réunie à Maputo (Mozambique) en 2003 a décidé à l’unanimité de se fixer comme objectif stratégique de renforcer, à court et moyen terme, les capacités des services vétérinaires dans les domaines de l’information sur les maladies animales, la sécurité sanitaire des échanges régionaux et internationaux, le développement de ces échanges, la protection de la santé animale et de la santé publique, en vue d’une plus grande participation de l’élevage au développement économique et social, aux échanges régionaux et internationaux et à la réduction de la pauvreté.

Cet objectif spécifique a été reconduit à Khartoum lors de la 16 ème Conférence Régionale de l’OIE pour l’Afrique.

Par ailleurs, conformément au 4 ème Plan stratégique, les Représentations régionales seront appelées à jouer un rôle actif dans le nouveau domaine stratégique qu’estle renforcement de capacités, notamment en facilitant la formation des Délégués tant concernant leur statut de représentant national lors des réunions du Comité international et d’autres organes de l’OIE que leur rôle et leurs obligations au sein de leur pays lors de la formulation des apports nationaux aux travaux de la FAO, de l’OMS, de l’OMC, de la Commission du Codex Alimentarius et d’autres instances dont les activités ont une incidence sur celles de l’OIE.

Les ressources mises à la disposition des organes régionaux de l’OIE seront renforcées en utilisant toutes les formes possibles de financement y compris les fonds fiduciaires et la mise à disposition de personnel.

Résultats attendus

  • Améliorer la qualité, la fiabilité et la régularité des informations sanitaires et faire mettre en œuvre par les services vétérinaires les normes internationales de l’OIE.
  • Améliorer les capacités techniques des Services vétérinaires notamment des Chefs des Services vétérinaires et de leurs partenaires privés.
  •  Renforcer la coopération avec les Organisations régionales et sous-régionales : UA-IBAR, CEDEAO, SADC, UEMOA, CEMAC-CEBEVIRHA, UMA), pour accélérer l’harmonisation réglementaire et les échanges entre pays. 
  • Conforter le rôle de la Représentation régionale dans le choix et la coordination des politiques de santé animale, conformément aux normes internationales.

Les Activités qui doivent être menées dans le cadre des missions de la Représentation Régionale afin d’atteindre ces résultats, sont les suivantes :

1. La Transparence :

Garantir la détection précoce des maladies prioritaires et leur notification nationale et internationale ainsi que les réponses rapides aux événements sanitaires majeurs  

a) Améliorer les systèmes de surveillance et de notification nationale et internationale des maladies animales, y compris de la faune, en vue de leur renforcement et leur harmonisation au niveau régional.

b) Appuyer la réalisation de plans d’urgence nationaux et régionaux pour faire face aux événements zoosanitaires majeurs qui menacent l’Afrique à tout moment.

c) Aider les pays africains dans l’application de la procédure OIE de pays indemne de peste bovine.

2. Mise à disposition de produits biologiques appropriés destinés à lutter contre les maladies animales, et conformes aux normes internationales

a) Appuyer les laboratoires de diagnostic et de production de vaccins en les mettant en relation directe avec le réseau mondial des Laboratoires de Référence de l’OIE et en organisant des jumelages Nord-Sud et Sud-Sud.

b)  Coordonner les politiques relatives à l’enregistrement (national et/ou régional) et au contrôle des vaccins, des médicaments vétérinaires et des autres facteurs de production animale présentant un risque potentiel pour la santé publique et animale (notamment pour la prévention de l’antibiorésistance) ou pour l’environnement.

L’accent doit être mis sur la qualité de tous les produits biologiques utilisés en production animale en vue de progresser par étapes vers la mise en conformité des intrants utilisés en Afrique avec les prescriptions du Manuel Terrestre de l’OIE (tests de diagnostic et vaccins en priorité).

3. Mieux impliquer les Services Vétérinaires dans les discussions Internationales

a) Améliorer la connaissance de l’Accord SPS et des mécanismes de fonctionnement de l’OMC et des organisations normatives mandatées.

b)  Améliorer la connaissance du Code et du Manuel de l’OIE et des obligations qui y sont liées (transparence et transmission rapide de l’information sur les foyers de maladie, usage de tests de diagnostic et de vaccins reconnus, …).

c) Appuyer la participation des représentants nationaux chargés des questions sanitaires animales aux réunions de l’OMC, de l’OIE et de celles des Comités et de la Commission du Codex Alimentarius.

d)  Organiser des jumelages entre les Laboratoires de référence de l’OIE reconnus au niveau mondial et les laboratoires vétérinaires africains afin notamment de rendre plus présente la communauté scientifique africaine dans les procédures de préparation des normes internationales.

4. Clarifier le rôle du secteur public et du secteur privé

a) Aider à définir les fonctions et l’organisation de modèles appropriés de Services Vétérinaires publics ainsi que les infrastructures, ressources financières et ressources humaines qui leur sont nécessaires pour conduire leurs nouvelles missions, en référence progressive aux normes de l’OIE.

b) Clarifier les missions relevant du secteur public et celles relevant des réseaux de vétérinaires privés travaillant en appui aux politiques sanitaires publiques.

c) Améliorer les mécanismes de collaboration entre le service public, les vétérinaires privés et les éleveurs organisés.

d) Amplifier le rôle des éleveurs dans les actions de santé animale et leur apporter un appui conceptuel pour améliorer leur contribution aux objectifs de détection précoce et de réponse rapide aux foyers de maladies animales et de zoonoses.

5. Conforter la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique afin de coordonner les Politiques Sanitaires des Pays Membres de la Commission Régionale de l’OIE pour l’Afrique

a) Renforcer le rôle de Coordination de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique.

      • Recherche de financement pour la poursuite des Activités de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique
      • Mise en réseau électronique avec les Pays Membres
      • Appui thématique permanent aux Pays Membres :
      • Organisation de programmes de formation pour la mise aux normes
      • Internationales progressive des Services vétérinaires et des laboratoires de diagnostic des Pays Membres ;
      • Organisation de jumelages et de mise en réseau des laboratoires africains avec les Laboratoires de référence de l’OIE.

b) Poursuivrel’animation du Site Web déjà opérationnel, système d’information permettant une communication permanente entre le Bureau Central de l’OIE, la Représentation Régionale, tous les Pays Membres de la Commission régionale Afrique (Services vétérinaires et laboratoires) et le réseau de laboratoires de référence et Centres collaborateurs de l’OIE.

c) Apporter toutes les informations techniques appropriées aux gouvernements et aux médias lors d’évènements épizootiques majeurs naturels ou intentionnels à impact régional ou mondial.

Les activités sont menées par :

  • l’organisation de séminaires et d’actions de « Capacity building » correspondant aux priorités du programme ;
  • les missions d'appui et les consultations techniques pour le développement permanent de nouveaux concepts sanitaires et organisationnels adaptés à l’Afrique afin de les promouvoir lors de l’élaboration des normes internationales de l’OIE et du Codex Alimentarius ;
  • les activités de coordination et d’animation de la Représentation Régionale de l’OIE ;
  • les activités de communication et de mise en réseau.

Le présent rapport décrit les activités menées et résultats obtenus à partir du 1 er janvier 2006.

I. TRANSPARENCE DANS LA DIFFUSION DE L’INFORMATION : SURVEILLANCE SANITAIRE ET LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSFRONTALIERES

Garantir la détection précoce des maladies prioritaires et leur notification nationale et internationale ainsi que les réponses rapides aux événements sanitaires majeurs. 

L’année 2006 a été marquée par l’épizootie de grippe aviaire qui a atteint l’Afrique dès janvier par le Nigeria. Huit (8) pays sont aujourd’hui atteints.

Le Directeur Général de l’OIE s’est impliqué fortement dans les actions de prévention et de lutte contre l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP).

Dans ce cadre le Représentant régional de l’OIE pour l’Afrique, a participé ou co-organisé des réunions avec d’autres Institutions.

Trois Réunions ont regroupé les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre

1.1. Réunion Ministérielle Sous régionale sur la Coordination de la Prévention et de la riposte contre la Grippe Aviaire en Afrique de l’Ouest - Dakar (Sénégal) - 22 - 23 Février 2006.

Devant la menace de plus en plus précise de la grippe aviaire, notamment avec son introduction récente dans la Sous région Ouest africaine, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Maître Abdoulaye WADE a décidé d’organiser une réunion ministérielle sous régionale sur la grippe aviaire.

L’objectif visé est la mise en place d’une stratégie efficace concertée et coordonnée de surveillance épidémiologique et de riposte contre la grippe aviaire dans la sous région.

Ont pris part à cette rencontre, les Ministres et Hauts Responsables en charge de l’Elevage, de la Santé, de l’Environnement et du Commerce des pays ci-après : Bénin, Cap vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, et Togo.

Ont également participé aux travaux, les Représentants d’Organisations Internationales et Régionales : OIE, FAO, OMS, UNICEF, UA-IBAR, CEDEAO, UEMOA, BAD, CIRAD, APHIS-USDA, Wetlands International et les Opérateurs de la Filière Avicole, UE.

Plusieurs discours ont été prononcés à la séance d’ouverture dont celui du Directeur Général de l’OIE, le Dr Bernard VALLAT. Ce discours a permis de faire la situation de l’épizootie de la grippe aviaire dans le Monde et de proposer les stratégies alternatives appropriées.

Ainsi, le Dr Vallat dira «que c ette Conférence vient à point nommé pour mettre à jour les préconisations à formuler et pour rappeler les mécanismes de lutte déjà en place et de tirer les leçons de plus de 2 années d’efforts et d’expériences dans les pays et dans les Continents déjà frappés à partir du 2 ème semestre 2003. Ne réinventons pas ce qui existe déjà et consolidons ensemble tous les acquis. »

La façon la plus efficace d’éviter que le virus de la grippe aviaire ne se transforme un jour en virus tueur est de l’éliminer à sa source animale.

Les règles doivent être les suivantes :

  • Garantir la transparence de l’information afin d’effectuer la détection précoce des foyers et agir très vite pour éliminer les oiseaux malades et en contact.
  • Pour cela la collaboration entre éleveurs industriels et villageois est cruciale. Ils doivent être rassurés sur leur indemnisation, sinon les dissimulations seront fréquentes. La création de fonds nationaux de compensation est à retenir.
  • Faire la différence très rapidement avec d’autres maladies comme la maladie de NewCastle, grâce à des kits de diagnostic rapide ; ne pas attendre une confirmation finale de l’influenza aviaire pour bloquer le virus dans le foyer ou le village.

Si les lignes de défense ainsi établies n’ont pas fonctionné, le seul recours demeure la vaccination.

La première étape est la vaccination stratégique autour des foyers confirmés, la vaccination aux frontières, si un pays voisin est infecté, autour des zones humides fréquentés par les oiseaux migrateurs, enfin la vaccination généralisée si la vaccination stratégique a été trop tardive ou n’a pas fonctionné (cas du Vietnam).

Après la vaccination, il faut revenir aux méthodes classiques de police sanitaire, car le nombre de foyers sera réduit et les pays auront eu le temps de bénéficier des projets structurants qui leur permettront d’agir d’une façon durable contre la grippe aviaire mais aussi toutes les autres maladies émergentes qui vont arriver du fait de la globalisation.

L’objectif est simple, pour tous ces pays du monde : se conformer aux Normes Internationales de qualité des Services Vétérinaires.

1.2. Réunion du Groupe d’Experts sur le Mécanisme Sous régional de Coordination de la Prévention et de la Riposte contre la Grippe Aviaire – Bamako (Mali), 16-17 Mars 2006.

Suite à la Conférence de Dakar, la réunion du Groupe d’Experts sur le Mécanisme sous régional de Coordination de la Prévention et de la Riposte contre la grippe aviaire s’est tenue du 16 au 17 mars 2006 dans la salle de conférence de l’hôtel Nord Sud de Bamako (Mali).

Cette rencontre avait comme objectif l’élaboration d’un document définissant les objectifs, les missions, les activités et les modalités de fonctionnement du Mécanisme sous régional dont la création a été décidée à la Conférence ministérielle sur la grippe aviaire organisée à Dakar (Sénégal) du 22 au 23 février 2006 à l’initiative de son Excellence, Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal.

Les Représentants de douze pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Togo) et de différentes Organisations ou Institutions Internationales ou Régionales (OIE, FAO, OMS, OCHA, UA-IBAR, CEDEAO, WAHO/OOAS, USDA-APHIS, EISMV) ont participé à l’Atelier.

La réunion a préparé des projets sur :

  • Le Mécanisme sous régional de prévention et de riposte contre la grippe aviaire
  • La Coordination du Mécanisme Sous régional
  • Le rôle du Secrétariat technique du mécanisme sous-régional et
  • Le Fonds d’urgence Sous régional.

Ces projets ont été discutés lors de la Conférence des Ministres de la CEDEAO, les 20 et 23 Juin 2006 à Abuja, Nigeria.

1.3. Réunion Ministérielle pour la Mise en Place d’une Stratégie Régionale de Prévention et de Contrôle de la Grippe Aviaire en Afrique de l’Ouest du 20 au 23 Juin 2006 - ABUJA, République Fédérale du Nigeria

A l’invitation du Secrétariat Exécutif de la CEDEAO, s’est tenue, du 20 au 23 Juin 2006, à ABUJA, capitale administrative du Nigeria et Siége de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) la réunion des Experts des Etats membres, sur la grippe aviaire.

La réunion a porté sur les conditions de mise en place d’un mécanisme sous régional de coordination pour la prévention et la riposte contre la grippe aviaire, doté d’un Fonds d’intervention d’urgence sous-régional, et d’un Plan d’actions.

Elle s’est tenue en présence d’une centaine de participants comprenant notamment, les représentants de 14 des 16 Etats membres de la CEDEAO, provenant pour l’essentiel des ministères de l’Elevage, de la Santé Publique, de l’Environnement, du Commerce, et de l’Intégration Régionale.

Rappelons que cette réunion fait suite à celle de Dakar, qui avait été convoquée à l’initiative du Président de la République du Sénégal, du 22 au 23 février 2006 et au cours de laquelle le Dr Bernard Vallat avait fait une présentation dont la qualité et la pertinence avaient du reste rallié tous les suffrages.

Des projets de textes réglementaires concernant la mise en place du mécanisme sous-régional et le Plan d’Action ont été adoptés pour proposition à la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO qui devra les examiner.

1.4. Réunions UA-IBAR/OIE/FAO du 24 au 28 Avril 2006 à BAMAKO-MALI

La semaine du 24 au 28 Avril 2006 a vu la tenue de trois réunions à Bamako :

      • 6 ème Comite Exécutif de la plateforme  ALIVE (24-25 avril 2006)
      • 12 ème Comité Conseil du Programme PACE et
      • 1 ère Réunion du Comite de Pilotage Régional du GF-TADS pour L’Afrique.

    1.4.1. 6 ème Comité Exécutif ALIVE - Bamako (Mali) 24-25 Avril 2006

    Cette semaine qualifiée d’historique par l’ensemble des participants et des donateurs a eu comme résultat le renforcement de la coordination au plan régional et international de la lutte contre la grippe aviaire et celui du rôle de la Représentation Régionale.

    Le résultat le plus concret de ces trois réunions fut la signature de l’Accord portant création du Centre Régional de la Santé Animale au cours du 6 ème Comité Exécutif Alive. Cette signature faite le 25 Avril par la FAO, l’OIE et l’UA-IBAR, a consacré la création du 1 er Centre Régional de Santé Animale pour la Coordination, comme préconisé par la réunion de Beijing.

    La complémentarité des mandats poursuivis par les trois Institutions notamment pour améliorer la Santé Animale en Afrique et ainsi contribuer au recul de la pauvreté est à la base d’une collaboration ancienne et qui se poursuit notamment dans le cadre du programme PACE (coordonné par l’UA-IBAR et dont le Comité Conseil est présidé par l’OIE et compte la FAO parmi ses membres) et de la plateforme ALIVE.

    L’apparition en Février 2006 de la Grippe Aviaire Hautement Pathogène (GAHP) due au virus H5N1 au Nigeria et au Niger pour ce qui concerne les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et le risque élevé de propagation de cette maladie dans les autres pays ont conduit les trois Institutions à formaliser un accord pour la mise en place d’un Centre Régional technique opérationnel qui permettra d’assurer une meilleure coordination de leurs interventions.

    L’objectif du Centre Régional de Santé Animale OIE/FAO/UA-IBAR est de constituer un cadre de concertation et d’harmonisation des stratégies de suivi et d’évaluation des interventions pour lutter contre la grippe aviaire en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il constituera un Centre Régional de Santé Animale tel que présenté lors de la Conférence de Beijing en janvier 2006. Le document est en annexe du rapport.

    Par ailleurs, le Comité Exécutif Alive a adopté deux résolutions :

    • Résolution N°1 (CE6-01) - Suivi des Activités du Partenariat Banque Mondiale, OIE/FAO/IBAR
    • Résolution N°2 (CE6-02) – Le Rôle de ALIVE dans la réponse contre l’Influenza Aviaire et Humaine en Afrique.

    1.4.2. Réunion 12 ème Comité Conseil du Programme PACE - Bamako (Mali) - 26-27 Avril 2006

    1.4.3. Première Réunion du Comité de Pilotage Régional du GF-TADs pour l’Afrique - Bamako (Mali) 28 Avril 2006

    Le GF-TADs créé à la suite de l’Accord signé en Mai 2004 entre la FAO et l’OIE vise à renforcer les capacités nationales et régionales d’analyse et de réaction dans le domaine de la santé animale, en partenariat avec la santé publique, pour lutter contre les maladies animales et zoonotiques transfrontalières.

    Il s’agit d’une approche Régionale et Internationale de GF-TADs pour une meilleure coordination des politiques et de stratégie, en vue de prévenir et contrôler les maladies animales transfrontalières y compris les zoonoses.

    En Afrique, l’Accord GF-TADs doit tenir compte de l’existence de l’IBAR qui mène aussi des activités de santé Animale.

    Compte tenu de la spécificité de la Région Afrique avec le Programme Alive dont le Comité Exécutif est destiné à être présidé par l’IBAR, et qui compte la FAO et l’OIE comme Membres, il a été proposé de tenir les réunions du Comité de Pilotage du GF-TADs, dans le cadre de celles de Alive.

    Le rôle du Comité régional de Pilotage est :

    • Assurer l’orientation et la cohérence au niveau régional, des programmes de contrôle et d’éradication de maladies animales transfrontalières spécifiques de la région.
    • Promouvoir la coopération entre les pays membres de la Région et les Bailleurs de fonds.

Il faut rappeler qu’un Comité de pilotage régional du GF-TADs existe dans chacun des cinq (5) Continents.

Dr VALLAT, Directeur Général de l’OIE, a proposé que le Comité régional de Pilotage inclue la participation des différents partenaires :

  • Organisations Régionales et Sous-régionales
  • Les Représentants des pays membres de l’OIE (Commission Régionale Afrique)
  • Les Bailleurs de Fonds potentiels.

Le Secrétariat Permanent sera assuré par la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique, conformément à l’Accord de création du GF-TADs.

 

1.5. Réunions UA-IBAR/OIE/FAO à NAIROBI (23-27 OCTOBRE 2006)

1.5.1. ALIVE – Septième Comite Exécutif (CE7) – Nairobi, 23-25 octobre 2006

Cette réunion du Comité Exécutif d’ALIVE s’est penché tout particulièrement sur la préparation de la Conférence internationale de Bamako sur la grippe aviaire et sur les modalités de gestion d’une subvention de 8 millions d’euros de la Commission européenne.

La question du transfert de la gouvernance d’Alive aux institutions africaines a également éé évoquée. Le Directeur de l’IBAR a demandé au Directeur général de l’OIE de conserver la Présidence du Comité Exécutif jusqu’à fin juin 2007 . Une étude de faisabilité du transfert du Secrétariat de la Banque Mondiale vers le BIRA va être entreprise. Une antenne locale d’Alive au BIRA sera créée et un expert recruté tandis qu’un autre expert sera recruté rapidement à Washington pour renforcer l’actuel Secrétariat.

1.5.2. Réunion du 13 ème Comité Conseil du programme PACE (26-27 octobre 2006)

Le Comité Conseil du PACE s’est tenu pour la dernière fois, la clôture des financements communautaires actuels du programme s’achevant en février 2007.

L’accent a été mis sur l’éradication finale de la peste bovine grâce à un nouveau projet spécifique de 4 ans (SERECU) destiné uniquement à l’écosystème somalien. Ce projet devrait être opérationnel au début de l’année 2007. Plusieurs récents résultats sérologiques défavorables en Somalie et au Kenya semblent indiquer que la situation doit être éclaircie à nouveau.

L’évolution des conditions de reconnaissance du statut des pays par l’OIE a également été discutée.

OCHA : Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies.

WAHO/OOAS : West African Health Organization / Organisation Ouest Africaine de la Santé

USDA APHIS : United States Department of Agriculture's Animal and Plant Health Inspection Service

EISMV : Ecole Inter Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar.

 

II. RENFORCEMENT DES CAPACITES DES SERVICES VETERINAIRES

2.1. Sécurité Sanitaire des Aliments et Politique du Médicament Vétérinaire dans l’espace UEMOA

Atelier Régional d’Examen des Textes Communautaires dans le Cadre de la Mise en œuvre du Programme spécial Régional pour la Sécurité Alimentaire- UEMOA- Dakar (Sénégal) 16-18 Janvier 2006

En vue de mettre en œuvre dans l’espace UEMOA une Politique Sanitaire conforme aux exigences internationales (Accords SPS, notamment), et garantissant la sécurité sanitaire des échanges commerciaux des produits animaux et végétaux au sein de l’Union et avec les pays tiers, la Commission de l’UEMOA a organisé du 16 au 18 janvier 2006 à Dakar l’Atelier régional d’examen final des textes communautaires de mise en œuvre du Programme Spécial Régional pour la Sécurité Alimentaire.

Ont pris part à cet Atelier les Etats membres de l’Union, les Experts de l’UEMOA, de la FAO, de l’OIE, et du PACE.

A l’issue des travaux de l’Atelier, les commissions de travail ont formulé les recommandations suivantes :

  • La fusion des différents textes dans un règlement cadre unique instituant le Comité de sécurité sanitaire (sécurité sanitaire des Aliments, Santé Animale, Phytosanitaire).
  • La mise en place de mécanismes d’identification de priorités en matière de sécurité pour une meilleure prise en charge des urgences sanitaires, par exemple la grippe aviaire.
  • L’obligation d’appliquer les Accord SPS et OTC dans les Etats membres. La Commission suggère que l’UEMOA élabore une Directive pour aider les Etats dans la Notification.
  • La participation de l’UEMOA à travers le Comité de Sécurité Sanitaire aux réunions des Organismes Internationaux de normalisation (Codex, OIE, CIPV).
  • L’affectation des ressources humaines conséquentes permettant la mise en place d’un Secrétariat technique permanent étoffé, ainsi que la mise à disposition de moyens conséquents pour son fonctionnement.
  • L’unification du contrôle des denrées alimentaires conformément aux pratiques des Organisations Internationales compétentes (OIE, CIPV, CODEX).

2.2. Complémentarité des Rôles du Secteur Public et Privés, y compris les Eleveurs : Réunion Co-organisée par L’OIE/AU-IBAR/FAO

2.2.1. Séminaire OIE/AU-IBAR/FAO sur les politiques de Santé Animale, l’Evaluation des Services Vétérinaires et le Rôle des Eleveurs dans la Surveillance des Maladies Animales N’Djamena (Tchad) 13-15 Février 2006

L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), l’Union Africaine-Bureau Inter-Africain des Ressources Animales (UA-BIRA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont organisé à N’Djamena (Tchad) du 13 au 15 Février 2006 un Séminaire Régional sur les Politiques de Santé Animale, l’Evaluation des Services Vétérinaires et le Rôle des Eleveurs dans la Surveillance des Maladies Animales en Afrique.

Les Délégués auprès de l’OIE de 13 pays ou leurs Représentants, sont venus de toutes les sous régions du Continent africain, ainsi que des Responsables d’Associations d’Eleveurs, de Vétérinaires Privés et des Présidents d’Ordres Vétérinaires Nationaux.

L’objectif du séminaire était de créer un forum d’échange sur l’Evaluation des Services vétérinaires à partir des normes de l’OIE en utilisant et en validant les outils appropriés, la consolidation de la notion de « bien public international » appliquée aux Services Vétérinaires et le renforcement du rôle des éleveurs dans la détection précoce des maladies animales et zoonoses ayant un impact économique important en Afrique. Les participants ont discuté également du résultat du forum sur les prestations de service en Santé Animale en vue d’en valider une version finale. Les deux principaux thèmes qui ont fait l’objet d’exposés suivis de discussions sont les suivants :

Thème 1  : Politiques de Surveillance des Maladies Animales en Afrique

  • Rôle des Administrations Vétérinaires
  • Revue des Politiques des Services Vétérinaires dans l’Epidémio-surveillance en Afrique
  • Rôle des Vétérinaires du Secteur Privé
  • L’implication des Eleveurs dans l’épidémio-surveillance en Afrique
  • Prestations des Services de Santé Animale en Afrique.
Thème 2 : Evaluation des Services Vétérinaires : l’outil PVS

Le séminaire a finalement adopté à l’unanimité trois recommandations concernant les principaux thèmes discutés, y compris la Résolution n°3 entièrement dédiée à la lutte contre l’influenza aviaire.

La Recommandation n°1 est consacrée aux Prestations des Services de Santé Animale en Afrique.

Au titre de la Recommandation n°2 (Outil d’Evaluation des Services Vétérinaires ), le Séminaire recommande :

- A l’OIE :

  1. De faire formellement référence à l’instrument Performance, Vision et Stratégie (PVS) comme guide pour l’évaluation des services vétérinaires dans le chapitre 1.3.4 du Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE.
  2. De mobiliser avec l’appui de la FAO, les ressources financières internationales appropriées pour l’évaluation sous les auspices de l’OIE, des services vétérinaires des pays qui en font la demande.
  3. De prendre en compte tous les travaux en cours réalisés par le PACE pour en intégrer les données dans les travaux d’évaluation des services vétérinaires utilisant l’outil PVS qui seront réalisés dans les Pays Membres qui en feront la demande.
  4. D’organiser la formation des experts, incluant celle d’experts africains, afin de mettre en œuvre le processus d’évaluation et de prodiguer des conseils aux pays sur l’utilisation et les bénéfices du PVS.

- Aux Pays Membres de l’OIE

  1. De promouvoir et de mettre en place un système continu d’évaluation de la qualité des Services Vétérinaires basés sur l’utilisation du PVS.

Au titre de la recommandation n°3, (Lutte contre l’Influenza Aviaire en Afrique), le séminaire recommande que :

  1. Tous les Pays Membres de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, ainsi que les trois pays non encore membres préparent des plans d’urgence s’inspirant des préconisations internationales ;
  2. Ces plans d’urgence élaborés en coordination avec le bailleurs comportent si nécessaire de nouvelles dispositions législatives et réglementaires permettant de constituer une chaîne nationale de commande, un mécanisme de compensation des propriétaires de volailles et un stock stratégique significatif de vaccins dirigés contre la souche asiatique H5N1 accompagné du matériel de vaccination approprié en utilisant entre autres le fonds d’urgence du PACE logé à l’OIE.
  3. Le programme PACE soit prolongé d’au moins trois ans dans sa forme actuelle en mettant l’accent sur l’épidémiosurveillance et le renforcement des Services Vétérinaires.
  4. Le mécanisme Alive soit considéré par les pays africains et les bailleurs de fonds comme le principal mécanisme de coordination d’attribution des ressources destinées à l’Afrique pour lutter contre les maladies animales et renforcer les Services Vétérinaires.
  5. l’Accord FAO/OIE GF-Tads soit mis en application sans tarder en Afrique.
  6. Les centres régionaux de santé animale OIE/FAO définis lors de la Conférence de Beijing et basés à la Représentation Régionale de l’OIE à Bamako et au Bureau sous-régional de l’OIE à Gaborone soient créés en urgence, afin notamment d’appuyer les pays pour prévenir et contrôler la grippe aviaire en collaboration très étroite avec l’UA-IBAR.

2.3. Séminaires organisés par la Représentation Régionale avec l’appui du Bureau Central

2.3.1. Renforcement des Capacités des Services Vétérinaires Nationaux africains : Séminaire pour les Délégués de l’OIE et les Organisations Régionales qui oeuvrent dans le domaine de la Santé Animale Ouagadougou (Burkina Faso) - 14-16 Novembre 2006

L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) organise, en appui aux actions de la Représentation Régionale Afrique, une série de séminaires ayant pour objectif le renforcement des capacités des Services Vétérinaires avec comme thèmes :

  • Initiation à l’outil PVS (Performance, Vision et Stratégie),
  • Solutions pratiques pour prévenir et contrôler l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène en Afrique

Le PVS a été consacré par tous les Pays Membres et les bailleurs de fonds comme l’outil de référence pour l’évaluation des services vétérinaires et l’identification des domaines qui nécessitent des améliorations en faisant appel aux ressources nationales et/ou internationales.

Ces séminaires sont organisés dans le cadre des Communautés Economiques Régionales : (IGAD - CEDEAO - UMA – SADC - CEMAC) et s’adressent aux Délégués de l’OIE et aux Organisations régionales qui oeuvrent dans le domaine de la santé animale et consacreront le début des activités du Centre Régional de la Santé Animale (OIE-IBAR-FAO).

Le 1 er séminaire s’est déroulé du 14 au 16 Novembre 2006 à Ouagadougou (Burkina Faso) pour les Délégués OIE des pays membres de la CEDEAO ainsi que ceux de la Mauritanie, du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie. Il a été précédé le 13 novembre 2006, d’une journée consacrée à l’Etat d’avancement de la préparation de la 4 ème Conférence Internationale sur la Grippe Aviaire qui se déroulera à Bamako début décembre 2006.

Ce séminaire d’une durée de 3 jours s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des capacités nationales des services vétérinaires. Il a été organisé par la Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique avec l’appui du Bureau central de l’OIE.

Soixante (60) participants, délégués des Pays Membres et Organisations Internationales ont participé à ce séminaire: (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Guinée, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo et les Organisations Internationales : UA/IBAR, Bureau central OIE, CEDEAO, CEMAC-CEBEVIRHA, CILSS, CIRDES, ENSV, EISMV, FAO, LIPTAKO-GOURMA, PNUD, Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique, SCAC-ARIOPE, UEMOA, UMA, UNICEF, USDA-APHIS, USDA/USAID, WAHO/OOAS.

Le séminaire s’est déroulé dans de bonnes conditions et les participants ont montré un véritable intérêt. Leur présence permanente, la richesse de leurs échanges d’expérience et leur participation active à l’atelier PVS le confirment.

Les discussions autour de la vaccination ont montré un réel besoin d’appui technique à la définition d’une stratégie en cas de déclaration de foyer, allant au-delà des lignes directrices du Code, c'est-à-dire passant par un conseil d’experts.

Un intéressant débat, relatif à la distinction à faire entre indemnisation (remboursement après abattage sanitaire dans une logique de respect du droit de propriété et de préservation de la santé animale) et compensation (destinée à soulager les pertes économiques lors d’une crise sanitaire, procédant d’une logique de solidarité nationale voire internationale), s’est tenu.

Une certaine appréhension, à l’égard du PVS, a pu être relevée de la part des délégués. Elle s’est manifestée par de nombreuses questions et l’expression d’une appréhension très perceptible, qui a été largement attenuée à la suite des exercices qui ont amené une meilleure compréhension.

A l’issue de ce séminaire, les participants ont adopté les recommandations suivantes :

Les Participants :

  • Tenant compte du grand intérêt manifesté lors des débats riches et animés à la suite des exposés des thèmes,
  • Encouragés par les efforts du Directeur Général de l’OIE à mettre en œuvre le quatrième Plan stratégique, notamment dans les missions de renforcement des capacités des services vétérinaires, d’amélioration de la gouvernance des services vétérinaires,
  • Convaincus que les services vétérinaires sont un bien public international et que leur mise en conformité avec les normes internationales constitue une priorité en terme d’investissements publics,
  • Déterminés à améliorer les capacités des services vétérinaires dans la prévention et la riposte contre les maladies animales transfrontalières, les zoonoses et particulièrement la grippe aviaire,

Recommandent:

  1. que l’OIE appuie les démarches d’identification et de renforcement des capacités d’au moins un laboratoire de référence de l’OIE chargés du diagnostic de l’IAHP en Afrique.
  2. que l’OIE mette à la disposition des pays africains :
    1. les résultats des expériences de vaccination contre la grippe aviaire hautement pathogène obtenus dans d’autres pays,
    2. les directives minimales pour la prise de décision de la vaccination et la mise en œuvre de la biosécurité.
  3. que l’OIE encourage les pays membres à utiliser l’approche multisectorielle (santé animale, santé humaine, environnement, socio-économie,…) dans la lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène.
  4. que l’OIE, en collaboration avec les partenaires au développement, accompagne les pays africains dans le renforcement des compétences en gestion des crises sanitaires et dans la mise en œuvre des plans d’action.
  5. Que l’OIE, par une politique de communication appropriée, éclaire les services vétérinaires sur les objectifs de l’évaluation PVS et sur l’utilisation des résultats.
  6. Que l’OIE encourage l’utilisation de l’outil PVS dans le cadre d’une auto-évaluation conduite par les évaluateurs nationaux.
  7. Que les pays membres mettent en œuvre une stratégie de communication et d’information multisectorielle avant, pendant et après la crise de l’IAHP et toute autre zoonose émergente.
  8. Que chaque pays membre applique une politique de bonne gouvernance dans le respect des normes de l’OIE (transparence, échanges d’informations épidémiologiques et d’expériences dans la gestion des crises antérieures…) dans la lutte contre l’IAHP.
  9. Que les Gouvernements des pays membres renforcent durablement la dotation financière des services vétérinaires, afin de les mettre à niveau par rapport aux standards de l’OIE.

2.3.2. Séminaire WAHIS ( Nouveau Système d’Information Sanitaire Mondial de l’OIE) - Dakar, (Sénégal), 28 - 30 Novembre 2006

Ce séminaire animé par les Docteurs Karim Ben Jebara et Daniel Chaisemartin, était destiné aux pays francophone au Sud du Sahara.

Les pays ci-après ont participé à l’atelier : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Congo (Rép.Dém), Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et le Togo.

Le séminaire WAHIS dont les travaux débutent aujourd’hui, a pour objectif de vous familiariser, vous les points focaux, de l’information sanitaire de vos pays, à ce nouveau système d’information mis en place, par l’OIE dans le cadre de la modernisation de son système d’information zoosanitaire.

Aujourd’hui, les anciennes listes A et B ont été remplacées par une liste unique. Le but recherché par la mise en place d’une liste unique est de s’aligner sur les termes de l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui considère les maladies comme des risques spécifiques et donne à toutes les maladies à notifier à l’OIE le même niveau d’importance pour les échanges commerciaux.

Ces nouvelles procédures de notification mises en place en janvier 2005, offrent une définition plus claire des événements épidémiologiques qui nécessitent une notification immédiate (système d’alerte précoce pour notifier dans les 24H l’apparition d’une maladie) 

  • Un système de suivi, afin de fournir sur une base hebdomadaire, l’évolution de la maladie ;
  • Un rapport semestriel (sur la présence ou l’absence de maladies de la liste de l’OIE)
  • Un questionnaire annuel comprenant les informations relatives à l’organisation vétérinaire, à la production animale, aux zoonoses et au bilan de la situation sanitaire de l’année  écoulée.

Aujourd’hui, tous ces efforts visant à moderniser le Système mondial d’information de l’OIE se sont concrétisés avec l’apparition de l’application Web WAHIS, qui annonce une nouvelle ère dans la diffusion de l’information zoosanitaire sur Internet, ce qui, tout en mettant nos pays en situation régulière dans la diffusion de l’information (obligation liée à la qualité de pays membre de l’OIE).

2.2.3. Séminaire WAHIS destiné aux Pays Anglophones-Nairobi (Kenya), 19 – 21 Décembre 2006

Un séminaire destiné aux pays anglophones a eu lieu du 19 au 21 Décembre 2006 à Nairobi (Kenya) ce sont : Angola, Botswana, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Libye, Malawi, Mauritius, Mozambique, Namibie, Nigeria, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Uganda, Zambie et Zimbabwe.

2.4. Conforter le Rôle de la Représentation Régionale afin de Coordonner les politiques de Santé Animale

2.4.1. Réunion des Représentants Régionaux –Paris - France (20 et 30 Mai 2006)

Un nouveau Bureau de la Commission Régionale a été mis en place pour une durée de trois (3) ans. Il est présidé par le Dr Twaha du Swaziland.

2.4.2. 74 ème Session Générale de l’OIE – Paris – France (21-26 Mai 2006)

Environ 600 participants représentant les Pays Membres, les Organisations Intergouvernementales (telles que FAO, OMS, Banque Mondiale, OMC etc.) ainsi que de nombreux autres organismes internationaux non gouvernementaux ont assisté à cet événement.

La 74 ème Session Générale de l’OIE a adoptée la Recommandation n°VI relative à la mise en place d’un nouveau mécanisme de financement des Représentations Régionales.

Réunion de la Commission Régionale Afrique lors de la 74 ème Session Générale de l’OIE 

Un nouveau Bureau de la Commission Régionale a été mis en place pour une durée de trois (3) ans. Il est présidé par le Dr Thwala du Swaziland.

La Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique, a, de sa création en Octobre 2001 à septembre 2006, bénéficié du financement de l’Union Européenne, au travers du programme PACE.

C’est donc le lieu de remercier l’Union européenne pour ce soutien financier qui a permis à la Représentation Régionale OIE-Afrique de mener correctement ses activités.

2.4.3. 2 ème Réunion du Comité de Pilotage du FSP sur le Renforcement de la Professionnalisation de l’Enseignement à l’EISMV de Dakar - Dakar (Sénégal) - 15 - 16 Juin 2006

La seconde réunion du Comité de Pilotage du projet FSP « Appui au renforcement de la professionnalisation de l’enseignement à l’EISMV» s’est tenue le Jeudi 15 juin 2006 dans la salle de conférence de l’Etablissement.

Le Représentant régional de l’OIE est membre du Comité de Pilotage.

L’objectif de la réunion était de programmer les activités du projet pour la période de juin 2006 à novembre 2006.

Il faut rappeler que le projet FSP est un financement de la Coopération française en appui aux programmes de formation de l’Ecole Inter Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar (EISMV). Ce programme s’adresse aux étudiants vétérinaires en année de thèse, de même, prévoit des recyclages pour les vétérinaires encadrés, et aussi des formations en MASTER ( Productions Animales) et DEA.

2.4.4. Séminaire de Formation à l’Audit des PVS Services Vétérinaires à l’OIE – Paris –France (11-12 Juillet 2006)

Les Services Vétérinaires jouent un rôle majeur au niveau de la santé publique vétérinaire, de la sécurité sanitaire des aliments et à l’accès aux marchés régionaux et internationaux d’animaux et de produit d’origine animale, ce qui est un facteur de développement des performances du secteur agricole, donc de la réduction de la pauvreté. Pour être efficaces, les services vétérinaires doivent s’appuyer sur des principes scientifiques, être techniquement indépendants et rester à l’écart des pressions politiques.

Afin de soutenir cet effort, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) et l’Institut Interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) ont réuni leurs forces pour développer un outil appelé PVS (Performance, Vision et Stratégie). L’outil PVS peut aider les services vétérinaires à établir leur niveau de performances, à concevoir une vision partagée avec le secteur privé, à définir des priorités et à faciliter la planification stratégique afin de profiter pleinement des nouvelles opportunités et obligations de la mondialisation.

Les deux Organisations ont pour préoccupation commune d’aider les pays à se conformer à l’Accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), ainsi qu’aux normes, lignes directrices et recommandations de l’OIE.

En accord avec l’IICA, l’OIE a complété et modifié le document initial préparé par l’IICA en y introduisant des éléments supplémentaires d’évaluation de la conformité des services vétérinaires avec les normes publiées par le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE (chapitres 1.3.3 et 1.3.4. portant sur l’évaluation de la qualité des services vétérinaires). Les éléments introduits et modifiés se réfèrent également à la conformité aux Accords SPS et aux normes de qualité utilisées par les services de contrôle.

Ces modifications permettent l’utilisation du PVS comme outil de base pour procédé à une évaluation interne et/ou externe des services vétérinaires en vue de vérifier leur conformité aux normes de qualité de l’OIE. Le PVS sera progressivement enrichi sur la base de l’expérience liée à son utilisation dans les Pays Membres de l’OIE dans les différentes régions. Son statut officiel sera renforcé par l’introduction d’une mention explicite à son existence dans le Code terrestre et par sa publication dans le Bulletin de l’OIE.

Un manuel d’utilisation, régulièrement enrichi par les experts de l’OIE viendra compléter cet outil afin de faciliter les travaux des évaluateurs et d’harmoniser les résultats au niveau global. Un logiciel graphique de lecture et de synthèse des résultats sera mis à disposition des utilisateurs.

Les séminaires organisés par l’OIE, ont pour objectif de former un certain nombre de cadres vétérinaires, reconnus pour leur expérience et compétence, afin qu’ils forment à leur tour les Chefs de Services Vétérinaires et leurs cadres nationaux à s’approprier l’outil PVS.

2.4.5. Missions Bureau Central et de la Représentation Régionale auprès de Djibouti et L’Erythrée, dans le Cadre du STDF

Cette mission a été organisée et menée par une mission conjointe OMC/OIE/FAO, dans le cadre du Mécanisme STDF, de renforcement des capacités des Services Vétérinaires. La Mission avait pour objectif de discuter de la mise en place du STDF 64pour Djibouti et du projet pilote STDF 13 pour l’Ethiopie et plus tard le Mali.

2.4.6. Réhabilitation des locaux de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique

- Centre de Formation et de Séminaires

 

V. POINT DES ACTIONS ENTREPRISES AU TITRE DES RECOMMANDATIONS DE LA CONFERENCE DE KHARTOUM

5.1. Liste des pays qui ont répondu

  • Bénin
  • Mozambique
  • Rép.Démocratique du Congo (RDC)
  • Swaziland
  • Zimbabwe

VI. COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS SOUS-REGIONALES

La collaboration avec l’UA-IBAR, fondée sur un accord de coopération, se renforce de jour en jour, grâce à l’organisation de séminaires conjoints à l’exécution du programme PACE et aujourd’hui, le mécanisme créant les Centres Régionaux de Santé Animale.

  • La SADC, en Afrique Australe a aussi signé un accord de coopération avec l’OIE et un bureau sous-régional Afrique qui relève du Bureau de Bamako y a été ouvert. Le Dr Bonaventure MTEI est nommé Coordonnateur du Bureau.
  • La CEDEAO  : l’accord de coopération entre l’OIE et le Secrétariat Exécutif de la CEDEAO a été signé et publié sur le site WEB de l’OIE.
  • L’UEMOA : l’OIE, fait désormais partie du Comité régional du Médicament Vétérinaire de l’UEMOA (recommandation de l’Atelier de Niamey du 11 au 16 juillet 2005)
  • CEMAC-CEBEVIRHA, Accord de coopération déjà opérationnel.
  • Union du Maghreb Arabe (U.M.A).

Il s’agit actuellement du choix du siège de la sous -représentation de l’OIE pour le Maghreb . Les discussions sont avancées et probablement un bureau conjoint OIE/FAO sera ouvert à Tunis.

 

 

 

 


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