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Organisation Mondiale
de la Santé Animale
Editeur Responsable:
Abdoulaye Bouna Niang

 

 

Rapport annuel de la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique

Bamako - Mali

2005

I. STATUT DE LA REPRESENTATION REGIONALE

Les activités de la Représentation Régionale Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) couvrent les 51 Pays, tous membres de la Commission Régionale de l’OIE pour l’Afrique, dont 32 pays sont également bénéficiaires du programme PACE. Cette Commission, constituée par les Représentants des Pays Membres nommés par leur Gouvernement vote les Recommandations relatives aux politiques sanitaires animales du Continent africain. Ces recommandations sont entérinées ensuite par tous les autres Pays Membres de l’OIE, ce qui renforce aux niveaux régional et mondial leur légitimité politique et technique.

La Représentation Régionale Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) a bénéficié pour ses activités des ressources financières allouées par l’Union Européenne dans le cadre du programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE) dont la Convention de financement signée le 30 août 1999 par l’Organisation de l’Union Africaine et l’Union Européenne a pris fin le 31 octobre 2004.

Un nouvel Accord pour l’extension des activités du programme PACE jusqu’au 28 Février 2007 a été signé entre l’Union Africaine et l’Union Européenne. Il est prévu dans la répartition des ressources financières de cet Accord une enveloppe de 180 000 Euros pour le soutien aux activités de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique.

La contribution financière du programme PACE au fonctionnement de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique est versée au Bureau Central de l’OIE à Paris.

Un programme spécial de soutien aux politiques de santé animale en Afrique a été préparé par la Représentation Régionale et le Bureau Central de l’OIE en vue d’une requête de financement auprès des bailleurs de fonds lorsque prendra fin, le financement du programme PACE.

Un mécanisme de contribution directe des pays membres au fonctionnement de la représentation sera prochainement crée

II. LES ACTIVITES DE LA REPRESENTATION REGIONALE

Objectif spécifique

Afin d’améliorer les politiques de protection de la santé animale des troupeaux africains, la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique réunie à Maputo (Mozambique) en 2003 a décidé à l’unanimité de se fixer comme objectif stratégique de renforcer, à court et moyen terme, les capacités des services vétérinaires dans les domaines de l’information sur les maladies animales, la sécurité sanitaire des échanges régionaux et internationaux, le développement de ces échanges, la protection de la santé animale et de la santé publique, en vue d’une plus grande participation de l’élevage au développement économique et social, aux échanges régionaux et internationaux et à la réduction de la pauvreté.

Les principaux résultats attendus sont :

  • La qualité, la fiabilité et la régularité des informations sanitaires sont assurées et les normes de l’OIE dans les politiques nationales et régionales de lutte contre les épizooties respectées et mises en application par les Services de santé animale.
  • Les capacités des Services vétérinaires notamment des Chefs des Services vétérinaires et des autres acteurs de la santé animale, y compris les vétérinaires privés et les para vétérinaires sont améliorées dans la connaissance et la pratique des normes de l’OIE, la qualité de la certification vétérinaire des produits animaux, ainsi que les politiques appropriées au regard des médicaments vétérinaires.
  • La coopération avec les Organisations régionales et Sous-régionales (UA-IBAR, CEDEAO, SADC, UEMOA, CEMAC-CEBEVIRHA, UMA) est renforcée et que ces structures servent d’appui pour accélérer l’harmonisation réglementaire et les échanges entre pays.
  • Le rôle de la Représentation régionale dans la coordination des politiques sanitaires est conforté.

III. REUNIONS ORGANISEES OU CO-ORGANISEES (avec l’Appui du Bureau Central)

3.1. 16ème Conférence Régionale de l’OIE pour l’Afrique (Khartoum 7-10 Février 2005)

La 16 ème Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique s’est tenue à Khartoum à l’invitation du Gouvernement de la République du Soudan, du 7 au 10 février 2005.

110 participants de 22 pays membres et 6 Organisations Internationales ou Régionales étaient présents.

Concernant la Santé Animale (Amélioration de la qualité et de la régularité des rapports sanitaires de l’OIE)

Le rapport sur la santé animale en Afrique en 2004 a été élaboré en utilisant les informations contenues dans les rapports nationaux fournis par les pays membres de l’OIE de la région, conformément aux directives pour la préparation du rapport sur la situation sanitaire animale nationale pour 2004. Il a été complété par des informations extraites des rapports d’urgence et de suivi ainsi que des rapports mensuels soumis par les Pays Membres de la région au cours de l’année 2004.

Sur les 50 pays membres de l’OIE rattachés à la Commission régionale pour l’Afrique, 18 ont soumis leur rapport pour la 16 ème Conférence.

A la suite des discussions, il a été déploré le retard dans l’envoi des rapports. Une évaluation du rapportage des informations zoosanitaires des pays africains à l’OIE au cours des 5 dernières années faite par le Bureau Central montre que 75% des pays africains se sont acquittés de leurs obligations en 2004. Des efforts doivent donc toujours être poursuivis afin d’atteindre les résultats des autres continents.

Deux thèmes techniques ont été exposés et discutés :

  • Impacts socio-économiques et zoosanitaire de la transhumance.
  • les implications des organismes génétiquement modifiés (OGM) pour le secteur

de l’élevage

Au niveau impact zoosanitaire, les 5 maladies les plus redoutées pendant la transhumance sont respectivement la fièvre aphteuse, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la peste des petits ruminants (PPR), les trypanosomiases et les charbons. Les coûts liés aux maladies lors de la transhumance ne sont généralement pas estimés, mais pour un pays comme l’Angola, ces coûts peuvent atteindre 8,5 millions d’euros (hors pertes en productions).

La Recommandation n°1, adoptée à la suite de cet exposé demande notamment

- aux Gouvernements des pays africains

L’élaboration, l’harmonisation et la mise en application de conventions et de directives sous régionales, de lois et de textes réglementaires nationaux adaptés aux pratiques liées à la transhumance.

- a l’OIE

De fournir aux Pays Membres des normes et lignes directrices relatives a l’identification du bétail et à sa tra ç abilit é prenant en compte les contraintes économiques et fonctionnelles auxquelles devront faire face les Pays Membres de la Commission régionale pour l’Afrique.

Concernant le thème technique n°2, le Directeur général de l’OIE, a indiqué la position actuelle de l’OIE en ce qui concerne les OGM, il est du ressort du Codex alimentarius de fournir des normes pour la communauté internationale en matière d’alimentation humaine et animale. Concernant la santé animale, des vaccins recombinants existent par exemple pour la rage ; ce domaine relève bien du mandat de l’OIE. L’OIE soutient le besoin d’accroître les capacités de l’Afrique en ce qui concerne la communauté scientifique vétérinaire africaine par une assistance sous forme de jumelages de laboratoires et de centres de recherche entre le Nord/Sud ou Sud/Sud. Il est essentiel pour l’Afrique d’être capable de participer aux groupes d’experts qui préparent les standards internationaux.

Le Directeur général de l’OIE a exposé le 4 ème Plan stratégique, les projets GF-TADs et Alive.

La Recommandation n°3 adoptée suite aux discussions, demande que :

  • Le développement récent d’initiatives internationales visant à promouvoir les politiques de santé et de production animales en Afrique telles que ALive (African Livestock), GF-TADs (Cadre Global pour le Contrôle des Maladies Transfrontalières) et STDF (Mécanisme pour le Développement des Normes et du Commerce International).
  • Des mécanismes associant étroitement la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique à travers ses Représentants élus, les institutions sous régionales d’intégration économique, l’Union Africaine (CEDEAO, IGAD, CEBEVIRHA, SADC, UMA, …), la Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique, la FAO et les bailleurs de fonds soient créés afin de mettre en application efficacement les programmes ALive, GF-TADs et STDF dès qu’ils deviendront opérationnels.
  • L’UA-IBAR joue un rôle majeur dans la gouvernance relative aux dits mécanismes, notamment au niveau des comités de pilotage régionaux de ces initiatives, en y associant les autres Organisations régionales africaines concernées.
  • Le Secrétariat permanent de la Plateforme ALive actuellement assuré par la Banque mondiale à Washington soit transféré en Afrique sur la base d’une mise en oeuvre commune par l’UA-IBAR et par la Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique.

3.2. Renforcement des Capacités Techniques des Services Vétérinaires et des Autres

Acteurs de la Santé Animale : le mécanisme STDF

Les activités entreprises visent comme objectif l’amélioration des capacités des Services vétérinaires notamment des Chefs des Services vétérinaires et des autres acteurs de la santé animale, y compris les vétérinaires privés et les para vétérinaires sont améliorées dans la connaissance et la pratique des normes de l’OIE, la qualité de la certification vétérinaire des produits animaux, ainsi que des politiques appropriées au regard des médicaments vétérinaires.

Déjà dans le cadre du 3 ème Plan stratégique de l’OIE (2000-2005), l’OIE, la FAO, l’OMS, l’OMC et la Banque Mondiale, ont élaboré un programme de renforcement des capacités préalablement défini en vertu du mécanisme pour l’Elaboration des Normes et le Développement du Commerce (STDF).

Le 4 ème Plan stratégique (2006-2010) a prévu un renforcement de cette coopération dans le cadre du mécanisme STDF.

Les Activités ci -après ont été exécutées grâce au mécanisme STDF, sollicité par le Directeur général de l’OIE

3.2.1. Organisation et participation à un stage des nouveaux Délégués OIE d’Afrique et du Moyen Orient – Caire : 10 octobre 2004

Cette journée d’information a porté sur le rôle de l’OIE, les droits et les obligations des Pays Membres et de leurs Délégués et le soutien international de l’OIE aux services vétérinaires.

Les thèmes débattus étaient les suivants :

  • Présentation de l’OIE et du Contexte International
  • Obligations et droits des Pays Membres de l’OIE
  • Le Code sanitaire pour les animaux terrestres
  • Participation aux travaux normatifs de l’OIE
  • Collecte d’informations épidémiologiques au niveau national
  • Notification des informations épidémiologiques
  • Evaluation

40 Délégués ou leurs représentants mandatés ont participé au stage organisé le Dimanche 10 Octobre 2004 avec l’appui du centre collaborateur de l’OIE de l’ENSV-Lyon (Dr Bellemain et Grandmontagne).

Les différentes présentations et discussions ont été enregistrées en vidéo.

Ce séminaire a été animé par le Directeur Général, les Représentants régionaux de l’OIE pour l’Afrique et le Moyen Orient avec l’appui du centre collaboration de l’OIE de l’Ecole Nationale des Services Vétérinaires de Lyon (Dr Bellemain et Grandmontagne).

La principale conclusion est qu’il conviendra à l’avenir d’introduire des exercices pratiques et élargir la durée du Séminaire à deux journées au lieu d’une.

3.2.2. Séminaire pilote de formation des délégués 4-6 Avril 2005 – Paris

Il s’est agi de réunir les Représentants régionaux de l’OIE afin de discuter et évaluer les éléments didactiques qui serviront à la formation des délégués de l’OIE afin qu’ils participent pleinement aux travaux de l’OIE et de l’OMC.

Cet atelier de deux jours, organisé au Siège de l’OIE à Paris devait tirer les conclusions du précèdent séminaire tenu au Caire le 10 octobre 2004.

L’objectif est de mettre au point une malette (ou Kit) de formation qui servira à l’avenir, à la formation des délégués nationaux et aux formateurs désignés dans les Régions de l’OIE.

3.2.3. Séminaire de formation des délégués de l’OIE, le 21 Mai 2005 avant la 73 ème Session Générale

Ce séminaire, normalement prévu pour les nouveaux délégués a connu la participation de la quasi-totalité des délégués africains. Des exercices pratiques ont eu lieu sur la connaissance du code sanitaire pour les animaux terrestres.

3.2.4. Séminaire de Bamako – 3-7 Octobre 2005

Ce séminaire régional sur l’Accord SPS de l’OMC et sur le rôle des normes de l’OIE a été organisé à Bamako, du 3 au 7 Octobre 2005 à l’intention des délégués de l’OIE des pays francophones d’Afrique de l’Ouest de leurs suppléants, et aussi d’autres participants (professionnels de l’Agriculture et du Commerce).

Le séminaire proprement dit de l’OIE organisé grâce au nouveau dispositif pour le Développement des Normes et du Commerce International (STDF) a été animé par le Représentant de l’OMC, ainsi que les Représentants du Directeur général de l’OIE en provenance du siège de Paris, le Représentant Régional de l’OIE pour l’Afrique et son équipe. Ont participé à ce séminaire, les Chefs de Service et leurs Assistants (1 par pays) ( Bénin, Burkina Faso, Côte d'ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).

Il s’agit d’un évènement de très grande importance technique et politique organisé pour la première fois en Afrique conjointement par l’OIE et l’OMC dans le cadre de STDF.

Les thèmes abordés ont été les suivants :

  • Eléments essentiels sur l’OMC
  • Dispositions principales de l’Accord SPS
  • Règlement des différends et l’Accord SPS
  • L’Analyse des risques sanitaire zoosanitaire et phytosanitaire
  • Missions et activités de l’OIE
  • Les Codes sanitaire et les manuels : contenu, mode d’emploi
  • Notification et informations épidémiologiques
  • Responsabilité des pays importateurs et exportateurs
  • Qualité des services vétérinaires : principes et évaluation
  • Présentation du 4 ème Plan stratégique de l’OIE

Cet atelier fut très riche en enseignements dont nous devrions tenir compte pour les futurs séminaires du même genre.

Un séminaire identique sera organisé au Botswana pour les pays anglophones d’Afrique

Il est prévu au Tchad un séminaire sur l’Implication des Eleveurs dans la surveillancedes maladies animales. Seront invités à participer à ce séminaire, les groupes et associations d’éleveurs, de professionnels du bétail et de la viande ainsi que les vétérinaires privés et les délégués de l’OIE.

Ce séminaire sera suivi toujours au Tchad d’un Atelier sur l’Auto évaluation des Services Vétérinaires.

3.3. Politiques appropriées au regard du Médicament Vétérinaire

Dans le domaine du médicament vétérinaire, le 3 ème Plan stratégique de l’OIE avait souligné la nécessité pour tous les pays membres de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale de rechercher entre eux ou entre les groupes de régionaux, l’harmonisation de l’homologation de l’enregistrement et du contrôle des médicaments vétérinaires.

Le 4 ème Plan stratégique de l’OIE (2006-2010), a fixé comme tâche dans le domaine des médicaments vétérinaires, y compris les antimicrobiens, de renforcer les relations avec le Comité du Codex sur les résidus des médicaments à usage vétérinaire dans l’alimentation et avec le programme de la Coopération internationale sur l’harmonisation des exigences techniques s’appliquant à l’homologation des médicaments vétérinaires (VICH), afin d’appliquer les recommandations de ces organismes à l’échelle mondiale.

Un point focal national sur les médicaments et vaccins vétérinaires sera désigné par les Délégués de l’OIE dans chaque Pays Membre.

Les Activités menées dans le domaine du Médicament Vétérinaire ont concerné deux séminaires co-organisés avec le Mali et l’UEMOA.

3.3.1. L’Atelier sur le Contrôle de Qualité des Médicaments Vétérinaires en Afrique Sub saharienne – Bamako (22-25 Février 2005)

Ont pris part à cette réunion, une centaine de participants dont :

  • Les Directeurs des Services Vétérinaires, les Coordonnateurs Nationaux du Programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE) et les Vétérinaires privés des pays suivants : Bénin, Cameroun, Guinée, Mali, Niger, Togo, l’OIE à travers sa Représentation Régionale Afrique et le Centre collaborateur AFSSA-ANMV, UEMOA, la Coordination Régionale du PACE, le Laboratoire de contrôle des Médicaments Vétérinaires de Dakar (LACOMEV), le Laboratoire National de la Santé du Mali (LNS), le Laboratoire d’Evaluation des Résidus de Médicaments Vétérinaires et des désinfectants (LERMVD AFSSA), les Firmes pharmaceutiques.

Les discussions ont porté sur les thèmes ci-après :

  • De la Législation et Réglementation relative aux Médicaments Vétérinaires
  • Du Commerce et Contrôle de qualité des Médicaments Vétérinaires
  • De la Sécurité des Aliments en rapport avec les résidus des Médicaments Vétérinaires

La Recommandation principale de l’Atelier de Bamako demande :

A l’UEMOA

  • Adopter dans les meilleurs délais les règlements et directives élaborés relatifs aux médicaments vétérinaires ;
  • Appuyer les laboratoires de références dans leurs efforts d’amélioration du contrôle de qualité des médicaments vétérinaires.

Aux Etats, notamment ceux de l’espace UEMOA

  • Adapter, le moment venu, leurs réglementations nationales aux dispositions de l’UEMOA ;
  • Clarifier et codifier le rôle et les responsabilités de chaque administration centrale impliquée dans l’importation, le stockage, la distribution et l’utilisation des médicaments vétérinaires ;
  • Faire des efforts pour assurer un meilleur contrôle des médicaments vétérinaires tant en amont qu’en aval : Renforcer les capacités des services vétérinaires et des laboratoires nationaux de contrôle des qualité des médicaments vétérinaires ;
  • Concevoir et mettre en œuvre des programmes de sensibilisation des éleveurs sur la qualité des médicaments vétérinaires et les risques liés à l’automédication.

A l’OIE

  • Appuyer l’UEMOA à mettre en place la procédure centralisée d’AMM ;

Aux Partenaires au développement

  • Appuyer les Etats dans leurs efforts de réglementation et d’assainissement du marché des médicaments vétérinaires ;
  • Appuyer les Etats pour leurs participations aux réunions du Codex Alimentarius et de l’OIE ;

3.3.2. L’Atelier Régional sur l’Harmonisation des Législations dans le Domaine des Médicaments Vétérinaires au sein de l’UEMOA

La libéralisation du secteur du médicament vétérinaire dans la zone UEMOA (production, distribution, commercialisation, soins vétérinaires), entamée avec le désengagement des services publics, dans le cadre des programmes d’ajustement des économies nationales, a eu pour principal effet un développement important du commerce de ces produits et la multiplication des opérateurs, ce qui implique des enjeux de santé publique, car les conditions de fabrication et de conservation de ces médicaments sont un risque pour la santé animale, et celle des consommateurs.

L’état actuel de la législation relative à la pharmacie vétérinaire dans les Etats membres de l’UEMOA, et la faiblesse des capacités à la mettre en œuvre et à assurer le contrôle de la qualité des médicaments, ajoutés à la création du marché unique de l’UEMOA, ont conduit à examiner la faisabilité d’une harmonisation réglementaire régionale dans l’espace de l’Union.

Une étude de base, confiée à l’OIE, a conclu à la faisabilité et aux avantages d’un dispositif centralisé d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des médicaments vétérinaires, d’un dispositif unifié de contrôle de leur qualité et d’un dispositif de production réglementaire.

Un comité de pilotage a été créé pour discuter des conclusions de l’étude OIE.

L’Atelier régional organisé, en décembre 2002, à Dakar, pour examiner les résultats de l’étude, a entériné les propositions du Comité de pilotage relatives au Comité Régional du Médicament Vétérinaire (CRMV), ainsi que les conclusions de l’étude portant sur le dispositif de contrôle de qualité (mise en réseau des laboratoires de contrôle) et d’ajustement de la production réglementaire (Comité vétérinaire).

Pour la suite du processus, les recommandations suivantes ont été formulées  par l’atelier :

  • la réalisation d’une étude pour la mise en place du cadre réglementaire harmonisé pharmaceutique, notamment le dispositif centralisé d’AMM ;
  • la mise en place du Comité vétérinaire de l’UEMOA ;
  • l’Audit technique des laboratoires de contrôle de qualité de l’espace UEMOA en vue de leur mise en réseau.

L’objectif de l’Atelier de Niamey était donc d’examiner les projets de textes communautaires relatifs à la législation pharmaceutique vétérinaire et au Comité vétérinaire de l’UEMOA :

A l’issue des travaux, l’Atelier a adopté les recommandations ci-après à l’attention de la Commission de l’UEMOA :

    • L’élaboration d’un texte définissant les modifications mineures et majeures des AMM ;
    • La création des conditions de travail optimales pour les membres du CRMV ;
    • La prévision d’un plan de contrôle des médicaments n’ayant pas d’AMM dans le pays d’origine ou dont l’AMM n’est pas jugée fiable ;
    • La prévision d’un système d’identification claire des AMM UEMOA ;
    • La prise de dispositions pour clarifier la ou les langues (s) devant figurer sur l’étiquetage et la notice ;
    • L’établissement des limites maximales de résidus  au sein de l’UEMOA;
    • La prévision de mesures d’accompagnement telles que les formations, traitement des experts, appui financier aux Etats, et aux ordres vétérinaires ;
    • La prise de dispositions pour favoriser et formaliser les concertations entres les ordres des Etats membres.

L’OIE a été désigné comme membre du Comité Régional du Médicament Vétérinaire dans l’espace UEMOA.

IV. PARTICIPATION A DES REUNIONS AU SIEGE DE L’OIE

  • Réunion des Représentants Régionaux de l’OIE (10-17 Janvier 2005)
  • Conférence Internationale OIE/FAO sur l’Influenza Aviaire (7-8 Avril 2005)
  • 73 ème Session Générale de l’OIE ( 22 -27 Mai 2005).
  • Réunion coorganisée au Siège de l’OMS à Genève - OMS/OIE/FAO/Banque Mondiale sur la Grippe Aviaire (7-10 Novembre 2005).

V. PARTICIPATION AUX REUNIONS D’AUTRES ORGANISATIONS (UA/IBAR) ET PROGRAMME PACE

5.1. 5 ème Réunion Annuelle de Coordination du programme Panafricain de Contrôle des Epizootie PACE (Dakar du 28 Juin au 1 er Juillet 2005)

La 5 ème Réunion annuelle de Coordination du programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE) s’est déroulée du 28 juin au 1 er Juillet 2005 dans les salons de l’Hôtel Méridien Président à Dakar.

Vingt sept pays (27) tous membres de l’OIE ont participé aux travaux de cette 5 ème réunion de même que les Représentants de la FAO  , de l’OIE, de la CEDEAO, du CIRAD-EMVT, du PANVAC, de l’AU-CTTBD, de la GTZ IS, de la SATEC, de l’USDA/APHIS et de l’EISMV.

Dans la Recommandation relative à l’Eradication de la Peste Bovine l es participants à la réunion recommandent :

  • Aux pays qui n'ont pas encore soumis leur demande en vue d’être reconnus indemnes de maladie ou d'infection peste bovine d’accélèrent la préparation de leur dossier et de leurs plans d’urgence afin de pouvoir les soumettre à l'OIE d'ici la fin de mois d’août 2005.

Dans la Recommandation relative à la Lutte contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) l es participants à la réunion recommandent :

  • A tous les pays concernés de renforcer les déclarations de foyers de PPCB à UA-IBAR, à l’OIE et aux autres Organisations Internationales.

Dans la Recommandation relative au Rapportage des Maladies Animales l es participants à la réunion recommandent :

Aux pays membres du PACE,

  • De se conformer au plus vite au nouveau système de déclaration des maladies animales de l’OIE (notification immédiate, rapports de suivi, et semestriels).

5.2. Symposium sur la problématique de lutte contre l’Influenza Aviaire hautement pathogène (Grippe Aviaire) – Nairobi 14-16 Septembre 2005

Cette réunion a été convoquée par l’UA/IBAR (Bureau Interafricain des Ressources Animales. En effet, l’évènement zoosanitaire le plus important de l’année 2004, qui se poursuit actuellement, concerne l’apparition de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) due au sérotype H5N1 dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Au début de l’année 2004, neuf pays au total ont été atteints par cette maladie : Cambodge, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, République Populaire de Chine, République de Corée, Thaïlande et Vietnam.

Par la suite, le Pakistan-janvier 2004, le Canada, les USA (Texas)-Février 2004, et l’Afrique du Sud en Août 2004 ont déclaré à leur tour la maladie.

Le virus H5N1 de l’IAHP continue de faire des ravages en Thaïlande et au Vietnam.

Les efforts d’éradication de la maladie n’ont pas encore porté leurs fruits contrairement à d’autres pays de cette région du monde.

L’influenza aviaire hautement pathogène, plus connue sous le nom de peste aviaire ou de grippe aviaire est une maladie virale mortelle qui affecte la plupart des espèces aviaires domestiques. Elle s’attaque en particulier au poulet et au canard qui représentent à la fois une source importante de revenus pour les pauvres en milieu rural et une composante essentielle dans l’approvisionnement des populations africaines en produits animaux. Sa transmission avérée à l’homme dans certaines conditions en fait à l’heure actuelle une des maladies zoonotiques les plus redoutées.

Les tendances actuelles sont porteuses de graves risques pour le Continent africain. Le développement sans précédent des échanges commerciaux entre la Région affectée et les autres parties du Monde d’une part, et l’importance accrue attribuée aux oiseaux migrateurs (oiseaux dont l’Afrique est l’une des principales destinations) dans la propagation de la maladie de l’autre, imposent aux pays membres de l’Union Africaine la nécessité de définir une politique harmonisée en matière de police sanitaire, qui soit à la fois efficace du Continent et respectueuse des spécificités de chacune des sous régions.

En conclusion de cette réunion des recommandations ont été prises demandant :

  • Aux pays de porter une attention particulière aux investigations concernant cette maladie, à son épidémiologie
    • de rapporter tous les cas d’influenza aviaire notamment HPAI à l’IBAR et à l’OIE
    • de préparer des mesures de prévention, de contrôle de la maladie
  • A l’IBAR, d’appuyer les pays à élaborer une stratégie nationale de lutte contre la grippe aviaire, en cohérence avec la stratégie globale élaborée par la FAO/OIE.
    • D’informer les décideurs politiques sur les conséquences éventuelles de cette maladie.

5.3. 7 ème Réunion des Ministres de l’Elevage – Kigali ( 31 Octobre-4 Novembre 2005)

Le thème principal de la Conférence a porté sur la finalisation de l’éradication de la peste bovine et le contrôle des autres maladies transfrontalières pour la promotion du commerce du bétail et la réduction de la pauvreté en Afrique.

Huit recommandations ont été prises, notamment celles relatives à :

  • L’éradication de la peste bovine
  • La prévention et au contrôle de la grippe aviaire et des autres maladies émergentes
  • La pérennisation du financement des systèmes de surveillance épidémiologique
  • La Plateforme Alive.

Cette dernière résolution entérine l’accord entre l’OIE, la Banque Mondiale et l’Union Africaine et fait siennes les recommandations du 11 ème Comité Conseil du Programme PACE et ceux du 5 ème Comité Exécutif de la Plateforme Alive.

 

VI. COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS SOUS-REGIONALES

La collaboration avec l’UA-IBAR, fondée sur un accord de coopération, se renforce de jour en jour, grâce à l’organisation de séminaires conjoints et à l’exécution du programme PACE.

  • La SADC, en Afrique Australe a aussi signé un accord de coopération avec l’OIE et un bureau sous-régional Afrique qui relève du Bureau de Bamako y a été ouvert. Le Dr MTEI Bonaventure est nommé Coordonnateur du Bureau.
  • La CEDEAO  : un document de projet d’accord de coopération est en discussion entre l’OIE et le Secrétariat Exécutif de la CEDEAO
  • L’UEMOA : l’OIE, fait désormais partie du Comité régional du Médicament Vétérinaire de l’UEMOA (recommandation de l’Atelier de Niamey du 11 au 16 juillet 2005)
  • CEMAC-CEBEVIRHA, Accord de coopération déjà opérationnel.

L’OIE organisera à N’Djamena (Tchad) en 2006, 2 réunions

  • L’Implication des Eleveurs dans la Surveillance de Maladies Animales
  • L’Auto Evaluation des Services Vétérinaires

Il s’agira de tester le manuel mondial d’évaluation.

  • Union du Maghreb Arabe (U.M.A) ; Commission de l’Océan Indien (COI)

Il s’agit actuellement du choix du siège de la sous -représentation de l’OIE pour le Maghreb .

Il faut signaler cependant qu’un projet de coordination des systèmes d’épidémiosurveillance dans 3 régions (Maghreb, Océan Indien et Caraibes) est opérationnel à l’heure actuelle.

Ce projet est financé par la Coopération française et la Coordinatrice du programme est basée à la Représentation Régionale de l’OIE comme Chargée de Mission.

Le premier Comité technique régional pour la zone Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) aura lieu les 19 et 20 décembre 2005 et aura pour objet de définir des stratégies communes de lutte contre les maladies prioritaires à l’échelle régionale et de cibler les axes de formations à privilégier dans le cadre du projet aux fins du renforcement des capacités des Services Vétérinaires.

Des missions préparatoires ont été menées dans chacun des pays concernés, en collaboration avec un expert épidémiologiste du Cirad-EMVT.

Ce projet concerne également des pays de la zone Océan Indien Le Comité technique régional pour cette zone a eu lieu les 21 et 22 juin 2005 sous l’égide de la COI en présence de la coordinatrice du projet. Il a vu la participation des Comores, Maurice, Seychelles, Madagascar, La Réunion. Les thèmes discutés ont porté principalement sur l’évaluation des services vétérinaires (auto-évaluations et évaluations réciproques), la mise en place de réseaux de surveillance fonctionnels, le renforcement des capacités de diagnostic des laboratoires. Des missions et atelier de formation seront organisés dans les prochains mois sur ces aspects.

VII. PROGRAMME D’ACTIVITES 2006 DE LA REPRESENTATION REGIONALE

Le même objectif stratégique a été confirmé par la 16 ème Conférence de l’OIE pour l’Afrique qui s’est tenue à Khartoum/Soudan du 7 au 10 Février 2005.

ACTIVITES

Les activités prioritaires du programme qui seront conduites par la Représentation Régionale et coordonnées par le Bureau central seront les suivantes :

  1. Garantir la détection précoce des maladies prioritaires et leur notification nationale et internationale ainsi que les réponses rapides aux événements sanitaires majeurs 
  2. Mise à disposition de produits biologiques appropriés destinés à lutter contre les maladies animales, et conformes aux normes internationales. L’accent doit être mis sur la qualité de tous les produits biologiques utilisés en production animale en vue de progresser par étapes vers la mise en conformité des intrants utilisés en Afrique avec les prescriptions du Manuel Terrestre de l’OIE (tests de diagnostic et vaccins en priorité).
  3. Mieux impliquer les Services Vétérinaires dans les discussions Internationales
  4. Clarifier le rôle du secteur public et du secteur privé
  5. Conforter la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique afin de coordonner les politiques sanitaires des Pays Membres de la Commission Régionale de l’OIE pour l’Afrique.

Les activités seront menées grâce à :

- l'organisation de séminaires et d’actions de « Capacity building » correspondant aux priorités du programme.

-  les missions d'appui et les consultations techniques pour le développement permanent de nouveaux concepts sanitaires et organisationnels adaptés à l’Afrique afin de les promouvoir lors de l’élaboration des normes internationales de l’OIE et du Codex Alimentarius,

- les activités de coordination et d’animation de la Représentation Régionale de l’OIE,

- les activités de communication et de mise en réseau.

PLANNING DES SEMINAIRES

  • Février 2006  - N’Djamena (Tchad) :
    • L’Implication des Eleveurs dans la surveillance des Maladies
    • Auto évaluation des Services Vétérinaires,
    • Réunion du Comité Exécutif Alive.
  • Avril 2006 - Bamako (Mali) :
    • la Réunion du Comité Conseil PACE,
    • la Réunion du Comité de pilotage régional GF-TADs
  • Visites de travail et de participation aux Séminaires et Ateliers dans les espaces sous-régionaux : UEMOA, CEBEVIHRA, CEDEAO, MAGHREB et IBAR.
 

 

 


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