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Organisation Mondiale
de la Santé Animale
Editeur Responsable:
Abdoulaye Bouna Niang

 

 


Rapport annuel de la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique

Bamako - Mali

2003

Les objectifs stratégiques de la Représentation régionale OIE pour l'Afrique ont été confirmés par la Conférence régionale de l'OIE pour l'Afrique à Maputo en février 2003, à savoir : renforcer, à court et moyen terme, les capacités des Services vétérinaires dans les domaines de l'information sur les maladies animales, la sécurité sanitaire des échanges régionaux et internationaux, le développement de ces échanges, la protection de la santé animale et de la santé publique, en vue d'une plus grande participation de l'élevage à l'économie nationale, aux échanges internationaux et à la réduction de la pauvreté.

Les activités qui doivent être entreprises par la Représentation régionale afin d'atteindre ces objectifs à court et moyen terme sont :

  • S'assurer de la qualité et de la fiabilité des informations concernant les maladies animales et les zoonoses et veiller au respect des normes de l'OIE dans les politiques nationales ou régionales de lutte contre les épizooties mises en application par les services de santé animale.

    Le Représentant régional agira en tant que relais permanent de l'OIE sur le terrain, notamment en s'assurant que les notifications des maladies animales sont effectuées de manière sincère, efficace et régulière.
  • Renforcer les capacités techniques des Services vétérinaires et de la communauté scientifique vétérinaire régionale grâce à des actions de formation et une mobilisation accrue d'experts africains pour participer aux réunions des groupes scientifiques ad hoc de l'OIE, afin d'améliorer la participation des pays en développement aux négociations sanitaires internationales de l'OMC.

    L'amélioration des capacités concerne aussi l'encadrement du marché des produits vétérinaires.
  • Appuyer les actions menées par le Bureau central de l'OIE (Service des actions régionales)
  • Renforcer la coopération avec les organisations sous-régionales (UA-IBAR, ECOWAS, SADC, UEMOA, CEMAC-CEBEVIRHA, UMA) par :
    • La signature d'accords de coopération entre l'OIE et ces Organisations et l'appui à l'harmonisation de la règlementation des échanges entre les pays.
    • la préparation de l'implantation d'antennes OIE reliées à la Représentation régionale au niveau des espaces sous-régionaux (en fonction des financements disponibles).
    • le renforcement de la visibilité de l'OIE dans la région Afrique.

Le Représentant régional a au cours de l'année 2003 mené des activités visant chacun des objectifs suscités.

1. Qualité et Fiabilité des Informations Zoosanitaires 

1.1. Réunions Co-organisées

1.1.1 Rencontre frontalière des Services Vétérinaires du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal

Cette réunion a été convoquée pour examiner la situation épidémiologique des trois pays (Mali, Mauritanie, Sénégal) suite à la confirmation par le laboratoire de référence de l'OIE de Pirbright (Royaume Uni) de la présence d'anticorps de la peste bovine dans les sérums prélevés sur des phacochères abattus en Mauritanie et à la décision de l'OIE de suspension du statut de pays indemne de peste bovine de la Mauritanie, à compter du 7 Août 2003.

La réunion présidée par le Ministre de l'Elevage du Sénégal a regroupé, outre les Coordonnateurs nationaux du programme PACE, les Représentants des Services Vétérinaires et des laboratoires nationaux des trois pays, le Représentant régional de l'OIE pour l'Afrique, le Directeur de l'EISMV et les membres de la Coordination régionale du programme PACE à Bamako et Nairobi.

Le Représentant Régional de l'OIE pour l'Afrique, s'est réjoui de pouvoir participer à cette Rencontre autour de la problématique de l'éradication de la peste bovine en Afrique de l'Ouest, maladie d'importance économique s'il en est, et qui a conduit à la création de l'Office International des Epizooties il y a 80 ans.

Il a rappelé les missions de l'OIE :

  • Informer les services vétérinaires nationaux sur tout événement épidémiologique majeur concernant les maladies des listes A et B, notamment les maladies transfrontalières, ce qui permet aux services vétérinaires des pays frontaliers de prendre les mesures adéquates nécessaires au contrôle de la propagation de la maladie.
  • Rappeler, au travers du code zoosanitaire international (terrestre ou aquatique), les normes qui doivent guider les procédures de surveillance épidémiologique des maladies spécifiques et les procédures harmonisées de diagnostic des maladies animales qui seront utilisées par les laboratoires de référence concernés.
  • Encourager la coopération entre pays membres, au plan technique et scientifique afin que les concours financiers obtenus soient bonifiés.

Le Représentant Régional a souligné tout l'intérêt que porte le Directeur Général de l'OIE au succès de cette réunion. L'OIE encourage les 3 pays à continuer de progresser au travers de la procédure OIE de pays indemne de Peste Bovine, procédure dans laquelle ils se sont engagés avec quelques succès, et dont l'aboutissement facilitera le commerce inter-régional des produits d'élevage, au profit des éleveurs et des professionnels du bétail et de la viande.

Les participants ont unanimement salué la gestion transparente de cette crise par la Mauritanie, et ont proposé les mesures d'amélioration suivantes :

  • Renforcement de la surveillance épidémiologique sur le bétail aux frontières des 3 pays et notamment dans le sud de la Mauritanie sur la base de la stratégie d'investigations déjà élaborée.
  • Recherches plus approfondies sur la faune sauvage avec l'appui de l'expert faune sauvage du PACE qui pourra se rendre en mission en Mauritanie dans la première quinzaine de novembre 2003.
  • Elaboration avant fin novembre 2003 par la Mauritanie, avec l'appui de la Coordination du programme PACE, d'un document destiné à informer l'OIE sur les mesures prises pour faire face à la crise.
  • Définition d'une procédure claire à suivre en cas de diagnostic sérologique de la peste bovine au niveau du bétail et de la faune.

1.2. Participation à des réunions

1.2.1. Appel de la SADC pour aider au contrôle de la Fièvre Aphteuse dans les pays de la Région  

Le Représentant Régional de l'OIE et le Dr Thwala, Vice Président de la Commission OIE Afrique, ont représenté le Directeur Général de l'Office International des Epizooties à la Conférence organisée pour la cérémonie officielle de lancement de l'appel de la SADC, organisée par le Gouvernement du Botswana, au nom des pays membres, afin d'aider à lutter contre la Fièvre aphteuse dans la région de l'Afrique Australe.

La SADC (Southern African Development Community) est l'Organisation Economique qui regroupe 14 pays d'Afrique Australe. Le Secrétariat de la SADC est à Gaborone au Botswana.

La région est confrontée depuis 2001 à des foyers de Fièvre Aphteuse de différents sérotypes et dont les modes de contagion sont variables (entre espèces domestiques et par contacts ruminants sauvages et domestiques).

Les efforts de lutte contre la pauvreté des éleveurs sont entravés par d'autres facteurs comme la sécheresse qui réduit les bons pâturages et les points d'eau, ce qui entraîne une promiscuité ruminants domestiques et sauvages et des risques évidents de diffusion de différentes maladies.

Aussi, les Ministres de l'Agriculture des pays de la SADC, considérant que la Fièvre aphteuse est une maladie transfrontalière dont les conséquences économiques sur le commerce du bétail et de la viande sont catastrophiques aux plans national, régional et international, et prenant en compte la nécessité de mettre en place une stratégie commune de lutte contre l'épizootie ont donné mandat au Ministre de l'Agriculture du Botswana pour lancer un appel, en leur nom, à la Communauté Internationale.

Cet appel vise à obtenir de la Communauté Internationale, des ressources financières additionnelles aux efforts nationaux et un appui technique permettant de contrôler l'épizootie actuelle de Fièvre aphteuse dans la région.

Le Directeur Général de l'OIE, dans le cadre de sa mission de coopération technique a répondu favorablement à la requête du Secrétaire Exécutif de la SADC par la mise à disposition du Dr Batho de la Commission Européenne, en vue d'une évaluation de la situation de la fièvre aphteuse dans les pays de la SADC. Ce rapport d'Audit a été salué par tous les participants à la Conférence.

Tirant les conclusions de la conférence, la Ministre de l'Agriculture et Lands Affairs d'Afrique du Sud a proposé la mise sur pied d'un comité technique pour aider à appliquer les recommandations du rapport d'Audit de l'OIE et appuyer l'Union Européenne dans l'exécution du projet qui devra être signé dans les meilleurs délais. Ce Comité technique comprendra la SADC, l'Union Africaine, l'OIE, la FAO et l'Union Européenne.

Le principal résultat acquis par l'OIE lors de cette conférence, est que les Ministres de l'Agriculture et les Autorités de la SADC ont eu une plus grande lisibilité des activités de l'OIE et une meilleure visibilité de l'importance de l'Organisation au plan mondial. Il faut noter par ailleurs que les activités qui sont prévues dans l'exécution du projet FED amèneront l'OIE à jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre les maladies animales dans la zone SADC (Système d'information, Normes OIE et Accord SPS de l'OMC, Représentation sous régionale).

3 ème Réunion Annuelle de la Coordination Régionale du Programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE)

Cette 3 ème Réunion annuelle de Coordination a vu la participation de 28 pays dont 27 sont membres de l'OIE. Seule la Gambie à ce jour n'est pas encore membre de l'OIE.

Le Représentant Régional de l'OIE-Afrique a rappelé le partenariat fructueux OIE-IBAR basé sur l'accord de coopération signé en 2001 entre les deux Organisations. Les préoccupations de l'IBAR sont l'objet d'attention du Directeur Général de l'OIE :

  • Accès des pays africains au statut de pays indemne de Peste Bovine
  • Rôle et statut des Auxiliaires d'Elevage dans le cadre de leur participation aux programmes de Santé Animale
  • Appui aux pays membres pour l'accès de leurs produits aux marchés internationaux
  • Coopération renforcée avec les Organisations sous régionales africaines : SADC, CEBEVIRHA, UMA, CEDEAO.

A la suite des discussions, il a été demandé à l'OIE et à l'IBAR de poursuivre leurs efforts de sensibilisation des Gouvernements afin de faire participer à l'OIE les pays africains non encore membres : la Gambie, les Seychelles.

Un certain nombre de recommandations ont été adoptées à la suite des travaux : ce sont les recommandations sur :

  • L'éradication de la peste bovine et le fonds d'urgence PACE logé à l'OIE,
  • Le renforcement des capacités des laboratoires régionaux et le PANVAC,
  • L'importance de l'outil communication pour le succès du PACE,
  • La pérennité des réseaux de surveillance épidémiologique,
  • La gestion financière du programme.

2. Renforcement des Capacités Techniques des Services Vétérinaires

L'existence d'autorités capables de garantir la certification sanitaire permettra d'établir la confiance entre pays voulant participer au commerce régional ou international d'animaux et de produits animaux.

En investissant sur l'amélioration de la qualité des Services vétérinaires et sur la qualité des ressources humaines dans le domaine zoosanitaire, les pays contribuent à une meilleure sécurité sanitaire des aliments (lutte contre les zoonoses et les maladies d'origine alimentaire) notamment dans le cadre de l'harmonisation des réglementations sanitaires, en veillant à leur conformité aux normes internationales.

Dans ce cadre, le Directeur Général de l'OIE recherche le financement d'un séminaire OIE/Afrique devant se dérouler en fin Mars 2004. Les thèmes suivants ont été retenus :

  • Le contrôle des mouvements de bétail et la traçabilité des animaux
  • L'analyse du concept de zones indemnes pour l'exportation
  • La formation des représentants africains participant aux réunions des organisations internationales normatives

L'important problème de « comment développer la communauté scientifique vétérinaire en Afrique », devrait être traité à part et pourrait être le thème d'un autre séminaire.

En outre le Directeur Général, dans le cadre du renforcement des capacités vétérinaires africaines, participe à la mise en place du programme Alive qui concerne les recherches sur les maladies animales prioritaires en Afrique et la sécurité sanitaire des produits animaux en Afrique au sud du sahara.

D'autres actions du Directeur Général de l'OIE en appui aux pays africains concernent :

  • Réduction de 50% des contributions des pays membres classés dans le groupe des PMA
  • Recherche de fonds complémentaires nécessaires au renforcement des activités de la représentation régionale pour l'Afrique
  • Suivi des actions résultant des recommandations de la commission régionale OIE pour l'Afrique,
  • Engagement personnel du Directeur général de l'OIE dans la mise en oeuvre du Programme Pan Africain de Contrôle des Epizooties en présidant effectivement le Comité Consultatif.
  • Appui à l'étude sur les zones d'export dans certains pays Africains.
  • Encouragement des pays africains à avoir un plus grand nombre de Laboratoires de Référence de l''OIE ou de Centres collaborateurs : Laboratoire de l'Ecole Vétérinaire de Dakar, pour le médicament vétérinaire.
  • Amendement du chapitre du Code terrestre sur la fièvre de la Vallée du Rift pour la reprise et l'accroissement du commerce dans la corne de l'Afrique.

3. Appui aux Actions menées par le Bureau Central de l'OIE (Service des Actions Régionales)

Des missions, réunions et contacts, ont été organisés par le Chef de service des Actions régionales et le Représentant régional, avec l'appui du Directeur Général pour renforcer la coopération avec les organisations sous régionales opérant en Afrique.

L'objectif recherché est de démultiplier l'impact des activités du bureau régional qui devra s'appuyer sur des partenaires que sont les organisations sous régionales. Il s'agit aussi d'améliorer la visibilité de l'OIE dans la région Afrique.

Ainsi, à ce jour des Accords de coopération ont été signés avec  :

•  L'U.A - IBAR (2001)

•  SADEC (2003)

•  CEMAC-CEBVIRHA (2003)

L'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a sollicité la coopération technique de l'OIE pour l'harmonisation de la réglementation sur les médicaments vétérinaires dans son espace, avec extension probable à la zone CEDEAO.

Des contacts très avancés ont été établis avec l'Union du Maghreb-Arabe (UMA), et une mission (Chef service régional et Représentant régional) devra se rendre au secrétariat de cette organisation, au Maroc.

En terme de visibilité , des missions ont été conduites en Afrique du Sud, à la SADC (Botswana), à l'IBAR Nairobi, et à la Conférence de la CENSAD à Niamey.

En Afrique du Sud , il s'agissait de discuter de la stratégie d'action du bureau régional de l'OIE en Afrique et le rôle que pourrait jouer la Commission Africaine en rapport avec le NEPAD pour favoriser l'émergence d'une communauté scientifique vétérinaire, capable de participer aux travaux de l'OMC et des groupes Ad hoc de l'OIE. Dans le cadre de ce programme de renforcement des capacités des services vétérinaires, la mission a constaté que des possibilités de formation ou de stages des vétérinaires existent en Afrique du Sud (Faculté vétérinaire et laboratoire vétérinaire d' onderterspoort ).

Quant à la visite, au siège de la SADC, à Gaborone, au Botswana , il a permis de jeter les bases d'une coopération renforcée qui a été concrétisée par la signature d'un accord de coopération entre l'OIE et la SADC.

Une antenne sous régionale de l'OIE sera bientôt implantée auprès de la SADC, sur financement de l'Union Européenne.

Enfin, la Mission, au siège de l'IBAR à Nairobi , a discuté de la question des paravétérinaires, les termes de référence de l'étude pour un meilleur appui à la Commission Régionale de l'OIE pour l'Afrique, les modalités de coopération avec les organisations sous régionales et la possibilité d'instaurer des groupes de travail internes sur des sujets d'intérêt commun devant aboutir à moyen terme à l'harmonisation des politiques et des règlementations dans les espaces sous-régionaux.

A Niamey-Niger du 11 au 15 mars 2003 , le Représentant régional, a représenté le Directeur Général à la 9 ème session ordinaire du Conseil des Ministres et à la 5 ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la Communauté des Etats sahélo sahariens.

La Communauté des Etats Sahélo Sahariens (CEN-SAD) le plus grand ensemble sous régional économique en Afrique tant en termes de superficie que de population regroupe des pays ou le secteur rural, l'élevage et l'agriculture sont prépondérants. La CEN-SAD a inscrit au rang de ses priorités les actions d'amélioration de la productivité de ces secteurs. Dans cette optique, il est envisagé l'organisation d'une vaste campagne de contrôle et de traitement des maladies animales qui constituent des obstacles objectifs à l'importation et à l'exportation des produits de l'élevage entre les pays membres.

Une réunion technique à laquelle l'OIE avait été invitée, mais n'a pu y participer pour des raisons administratives, s'est tenue à cet effet à Tripoli du 16 au 23 juin 2002.

Cette réunion a recommandé :

  • L'élaboration dans les meilleurs délais d'un document de stratégie communautaire CEN-SAD en matière de lutte contre les maladies animales et a demandé au Secrétariat Général de la communauté de susciter les concertations techniques à cette fin.

C'est à la suite de ces contacts que le Directeur Général de l'OIE a été invité à participer à la 9ème session ordinaire du Conseil exécutif (Conseil des Ministres) et à la 5ème session ordinaire de la Conférence des Leaders et Chefs d'Etat de la Communauté tenues du 11 au 15 mars 2003 à Niamey (Niger).

Le Représentant Régional a eu des entretiens avec le Secrétaire Général de la CEN-SAD et plusieurs délégations. Le Secrétaire Général de la CEN-SAD a reconfirmé le souhait de son institution de voir s'établir des relations de partenariat et de coopération avec l'OIE.

La question du paiement par les pays des contributions en retard a été chaque fois abordée avec les délégations.

Les prochaines réunions (Ministres des Affaires Etrangères et Chefs d'Etat) auront lieu à Bamako, au Mali, en 2004.

 


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